S’émanciper

“La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes; parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d’exister.” Henri Poincaré

Qu’adviendrait-il si, au lieu de jouer un rôle ou un personnage, de prendre des poses ou des postures, plutôt que de nous conformer servilement à des modes, normes, protocoles et interdits, établis par d’autres et s’avérant au final arbitraires et aliénants, loin de répéter mécaniquement des paroles toutes faites, de nous couler dans des moules préétablis ou de tenter de ressembler à des modèles conventionnels et stéréotypés, nous décidions d’être enfin nous-même et d’entreprendre le long et fascinant voyage à la rencontre de notre être intérieur, de notre véritable nature, de notre identité oubliée ?

La vie est trop courte pour qu’on nous la dicte.

Pour gagner notre autonomie personnelle, intellectuelle, philosophique et morale, il faut faire le ménage dans nos certitudes, dans nos croyances, dans les dogmes et systèmes de croyances, tant matérialistes que religieux ou prétendument spirituels qui nous ont été inculqués tout au long de notre vie. Il faut comprendre comment ils nous influencent en permanence , comment ils sont à l’origine de nos motivations inconscientes et de nos comportements.

L’idée selon laquelle nous pensons et agissons consciemment est une erreur qui n’est plus à démontrer.

Tout au long de notre existence, nous avons été formatés par nos expériences, par notre éducation, par notre culture, par la société aves ses propagandes, ses politiques, ses médias, ses publicités et par des idéologies religieuses faisant bien souvent parties du bagage familiale.

A travers l’allégorie de la caverne, Platon (424-347 av. J.-C.) mettais en scène la condition humaine, la nôtre, mais également celle de nos ancêtres. Pour lui, nous sommes tous prisonniers d’une caverne.

Cette caverne dans laquelle nous sommes pris au piège, c’est l’illusion.

Platon affirmait, nous vivons tous dans l’illusion. Nous sommes prisonniers de nos jugements, de fausses idées reçues, de croyances…

Et tout ça, ça nous empêche de vivre dans la vérité ; puisque ce que nous croyons savoir est faux, notre rapport avec le réel est donc complètement erroné. 

Pour nous en faire prendre conscience, et pour éclairer les gens de son époque — Platon en a gros sur la patate qu’on ait condamné son maître à mort — alors, il nous montre la médiocrité de notre condition pour que nous puissions nous en délivrer !

  • Qu’avons nous fait depuis ? 
  • Avons-nous réellement avancé vers notre émancipation ?