L’homme ne serait-il qu’une fausse note dans le merveilleux, le sublime concert de la nature ?

Cet article est à considérer suivant ce que chacun estime vouloir en déduire car chacun observe le monde à travers le prisme de ses idéaux.

C’est une position existentielle et de vie pour parvenir à décrypter la réalité qui m’entoure et à en porter une analyse avec le mental.
Cette posture devient une réelle souffrance, lorsque je fais de cet idéal un état d’être que l’humanité devrait incarner à chaque instant.

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Question à Frank HATEM

« REPTILIENS » : QUE CROIRE ?
par Frank HATEM, Président de l’Université Francophone de Métaphysique

Jean-Jacques : Bonjour Frank, il y a une question que je n’ai pas osé te poser pendant les visio-conférences pour les étudiants de l’Université Francophone de Métaphysique, parce que tu n’en parles que dans les derniers modules, mais moi ça me tracasse. C’est cette histoire de « Reptiliens », que tu décris dans le livre déjà ancien « Les Cinq Clefs ». Comme beaucoup, j’ai du mal à croire à cette histoire, et même si David Icke a l’air de savoir de quoi il parle, j’ai du mal à imaginer des êtres réels qui vivent parmi nous et se transformeraient ainsi à volonté. Cela a vraiment l’air d’un rêve, ou d’un cauchemar, et encore.

Frank HATEM : C’est vrai, j’en parle rarement, cela peut être aussi préjudiciable qu’utile, mais si on peut désamorcer la peur, c’est bien.

J.-J. : Et d’abord, pourquoi tu les appelles des « Gentils » ?

F. H. : Un « gentil » à l’origine, cela veut simplement dire des « gens » qui habitent d’autres villages ou qui ont d’autres coutumes. Les Israélites utilisent souvent ce mot pour désigner des « non-Juifs », mais c’est un emploi restrictif. On peut aussi bien en parler comme de « non-terriens », ou « aliens » (« étrangers ») mais il y a des aliens de toutes origines et de toutes formes. En ce qui me concerne j’aime bien utiliser ce mot de « Gentils » car c’est une façon de leur envoyer des bonnes vibrations, en préjugeant de leur gentillesse mais si ce n’est pas ce qui saute aux yeux, et c’est ce dont ils ont besoin pour ouvrir leur cœur et devenir un peu plus « gentils », au sens moderne. Cela évite de leur donner plus de pouvoir en les nommant.

J.-J. : En fait, ça ferait du bien d’appeler tous les étrangers comme cela ?

F. H. : Moins on sépare mieux c’est. Mais quand je parle des « Gentils », on sait desquels je parle spécifiquement.

J.-J. : Finalement c’est quoi un « Reptilien » ?

F. H. : C’est une espèce d’humanoïdes comme tant d’autres. Il y a en particulier des insectoïdes, même s’ils n’ont pas six pattes mais deux bras et deux jambes comme nous, mais plus effilés, et plus grands, il y a les mammifères, nous en sommes (comme les « Hyperboréens », les grands blonds aux yeux bleus) qui ont d’ailleurs tous quatre pattes, et il y a les « reptiliens » qui n’ont pas le sang chaud (comme les insectoïdes). Qui ont aussi quatre pattes, sinon on n’est pas humanoïde. Ce sont les trois espèces principales d’humanoïdes. Mais il existe d’innombrables autres espèces qui n’ont rien d’humanoïde et peuvent même n’avoir rien d’animal au sens que l’on connait, même s’ils sont « animés ».

J.-J. : Et les « Petits-Gris » ?

F. H. : Rien à voir. Ce sont des clones créés artificiellement par les Gentils.

J.-J. : D’où peux-tu bien tirer ces informations ?

F. H. : Il n’y a qu’une seule source, c’est SOI. Tout dépend jusqu’à quelles dimensions de toi tu es branché.

J.-J. : Les médiums et les « channels » ne reçoivent pas d’informations de l’extérieur ? C’est toujours soi ?

F. H. : Il n’y a pas d’extérieur. La seule question est : « est-ce que je me crois un humain limité à certaines fonctions ou est-ce que je me sais être l’Etre qui joue provisoirement un rôle humain ». C’est la première chose. Il faut que le mental intègre vraiment cette réalité. Ensuite il faut voir si on en tient compte ou pas, ce n’est pas facile. Même si c’est simple. Tu es le même Être illimité que moi ou quiconque, mais qui se croit une autre personne. Tu poses des questions parce que tu crois un peu plus que moi que tu es cette personne. Moi, je le crois un peu moins, donc je peux davantage répondre. Mais en fait ce n’est pas toi qui es ignorant, c’est ta personne. Toi tu es illimité (la conscience-amour qui anime cette personne) et unique : tu sais tout mais ton mental le refuses encore. Patience.

J.-J. : Pourquoi je le refuse ? Pourquoi je me crois limité ?

F. H. : Cela, je passe mon temps à l’expliquer dans les modules. L’infini n’est pas un fait mais une nécessité, une tendance. Parce que c’est une nécessité, elle rend nécessaire toutes les limites qui permettent à l’infini se construire jusqu’à l’éternité. Chacun d’entre nous est une de ces limites, toutes sont nécessaires comme tous les nombres sont nécessaires pour engendrer ce « nombre infini » qui n’existe pas et n’existera jamais.

Voilà pourquoi il y a un univers multiple à la place de « rien » : ce néant que serait l’infini s’il était.

J.-J. : C’est une révolution scientifique, philosophique, religieuse même !

F.H. : Évidemment. L’homme n’est là que pour comprendre. Comprendre pourquoi il y a L’Être est l’essentiel, mais ensuite il faut expliquer pourquoi l’univers multiple nous paraît extérieur, et pourquoi il a cette forme atomique et galactique. C’est ce qu’on explique dans le module III une fois qu’on a démontré l’origine et la nature de l’esprit, et pourquoi il est l’énergie magnétique et qu’il n’y a rien d’autre.

J.-J. : Ce n’est pas la peine de me faire la pub de l’Université, je suis déjà conquis.

F. H. : Si je ne te resitue pas le Règne reptilien dans le contexte de l’universel, tu ne peux rien y comprendre. Il est important de comprendre que toutes ces espèces sont des étapes différentes entre le zéro et l’infini, et que donc elles sont toutes indispensables. C’est important car si on ne reconnaît pas chaque espèce, et chaque personne et tout ce qui existe, comme indispensable et unique, on ne peut pas l’aimer, avoir une relation juste avec. Or c’est notre seul vrai défi : aimer. Et si nous nous donnons des manipulateurs, des expérimentateurs, des pirates qui se nourrissent de nos énergies, c’est parce que notre mission est de les reconnaître pour ce qu’ils sont, des parties indispensables de nous-mêmes, et donc de les aimer en tant que telles. C’est la seule guérison possible. CAR IL NE FAUT PAS S’Y TROMPER : CE NE SONT PAS EUX QUI DOIVENT ETRE GUERIS a priori, C’EST NOUS. Eux ils sont ce qu’ils sont et font ce qu’ils ont à faire, ils n’y peuvent rien, c’est leur affaire et leur rôle. C’est nous qui devons être guéris car c’est nous qui les attirons dans notre monde, c’est notre création. Cela aussi cela se démontre, et c’est difficile à accepter tant que le mental n’a pas compris. Si nous avons subi leur emprise, jusqu’à présent, c’est que nous avions besoin d’eux. Ce qu’il faut guérir c’est ce besoin. Et ce n’est pas en luttant contre ou en les maudissant que nous y arriverons. Ce faisant, nous ne faisons que les créer davantage puisque cela montre que nous ne les aimons pas, et la seule façon d’être soi-même, de guérir, c’est d’aimer. Aimer tout ce avec quoi on est en contact, puisqu’on ne crée « à l’extérieur » que ce que l’on a besoin d’aimer pour passer une nouvelle étape de notre évolution vers l’infini. Aimer est la seule façon de guérir. Aimer c’est intégrer de plus en plus l’infini potentiel, pour que d’extérieur il nous devienne intérieur.

J.-J. : Pas facile d’aimer nos exploiteurs qui s’ingénient à détruire notre planète pour que nous ne puissions plus vivre sans utiliser les produits de synthèse de leurs multinationales.


F. H. : Tu as parfaitement bien résumé la situation. L’économie mondialisée est une œuvre purement reptilienne. On pollue l’air pour nous vendre de l’air en boîte. Cette économie n’est pas la nôtre. Les humains de la Terre, si on les laissait tranquilles, continueraient à fonctionner localement, produire localement et naturellement, et il n’y aurait pas d’argent-dette ou d’argent-marchandise. Juste de l’argent-étalon de mesure. Ce sont eux, les Gentils qui, depuis Babylone, ont créé la banque, et c’est la banque qui a organisé la division des peuples et leur mise en concurrence. Diviser pour régner. Ce qui est triste est que beaucoup d’humains jouent ce jeu, parce qu’ils sont obnubilés par leur ego qui jouit de cette concurrence, et c’est cela qui fait la force des « Gentils ». Alors que l’unité de l’humanité est notre défi. D’abord s’unir entre nous, par amour toujours, ensuite ils deviennent impuissants. Alors ils partent exploiter une autre planète plus docile. Qui devra faire le même travail.

Les aimer c’est reconnaître leur faiblesse, leur erreur, leur débilité. Leur utilité c’est d’être notre miroir : ils nous traitent comme du bétail tant que nous exploitons les animaux. Les détester ne sert à rien. Le jugement ne fait que renforcer l’ego, et l’ego les appelle. De toute façon, tels qu’ils sont, iIs ne peuvent pas faire mieux, même s’ils sont extrêmement intelligents. Chacun d’entre nous peut les aimer. Nous en avons les moyens spirituels. Mais cela ne suffit pas si, entre humains, nous nous maintenons en concurrence au lieu de collaborer. Or on voit bien qua dans le travail, dans le commerce, dans la science, dans la religion, on tire plaisir à être en concurrence. C’est cela qu’il faut guérir en nous.

Notre but est le même pour tous les humains, il nous est commun à tous, et c’est la clef de notre épanouissement et de notre bonheur. Par contre, si on joue le jeu de l’ego, c’est fini, tous les buts personnels sont en concurrence. C’est pour cela que l’amour dépend de la Connaissance de Soi. Ce que c’est que Soi. Et donc aussi ce que c’est que l’univers.

Si je me crois l’ego, alors le monde entier est en concurrence avec moi. Si je suis l’Etre unique qui contient tout, j’aide chacun à se réaliser, le bonheur de chacun m’est indispensable.

J.-J. : Tu disais qu’ils étaient très intelligents ?

F. H. : Oui, bien sûr, d’une façon froide et méthodique, ils sont imbattables dans ce domaine. Car ils sont complètement identifiés au « mental ». Leur châkra du cœur est atrophié, et donc ils n’ont aucune intuition. Ils ne peuvent que calculer. Cela fait leur force, mais cela fait aussi leur faiblesse. Un peu comme dans « Star Wars ». Où la Force dépend du renoncement au pouvoir mental et technologique. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas utiliser le mental, cela veut dire qu’il faut le mettre à sa place : au service du cœur, du But commun, et non de l’ego.

J.-J. : C’est quoi le mental ?

F. H. : Le mental est le garde-fou de l’ego. Sa fonction est de défendre l’ego pour éviter qu’il se fonde dans le néant en évoluant trop vite. Il le défend en empêchant ses remises en cause, en utilisant des peurs pour éviter de se changer, de se fondre dans l’autre, d’aimer. Il est utile, car l’ego est indispensable, puisque l’infini est impossible. Et avoir une personnalité permet d’évoluer. Mais il est ignorant. Intelligent mais ignorant. Là est le danger. Alors tant qu’il n’a pas compris où est le réel intérêt de l’ego, il réagit brutalement et systématiquement pour qu’il ne change pas. Par contre, lorsqu’il a compris, car le rôle du mental est aussi de comprendre, il se rend compte que l’ego ne risque rien, qu’il ne disparaîtra jamais. Et que par contre il évoluera de la meilleure des façons en s’ouvrant à l’amour, en cherchant à évoluer au lieu de refuser de changer, car plus j’aime plus je suis moi-même. Et l’ego figé ne peut pas aimer, et il en souffre finalement beaucoup. Cela, le mental finit par le comprendre, c’est le rôle de la Métaphysique. Ou de la souffrance si on n’a pas de réponses.

J.-J. : Il y a quand même des choses que j’ai du mal à admettre concernant les « Gentils ». David Icke dit que beaucoup ont apparence humaine, mais qu’ils peuvent aussi reprendre forme reptilienne occasionnellement et très rapidement. Cela me paraît invraisemblable. J’ai vraiment du mal avec ça.

F. H. : Ce n’est pas David qui a inventé les Reptiliens. Ils sont connus et décrits depuis la nuit des temps. Dans certains textes védantiques et bien d’autres Traditions, et il en est tellement question dans les tablettes sumériennes que l’une des premières missions de l’armée américaine en Irak assignées par le Gentil George Bush a été semble-t-il de piller le musée de Bagdad pour en ramener un maximum de tablettes d’argile où toute l’histoire de l’humanité est racontée.

Ta remarque est légitime, ce transformisme paraît invraisemblable de prime abord. Mais comme souvent, c’est dans l’ignorance des Lois métaphysiques que ce genre de question se pose.

Pour le comprendre, il faut comprendre que c’est une question de relation au TEMPS. Le temps n’est pas une réalité absolue. Il n’est qu’un filtre issu de l’impossibilité pour la conscience d’être infinie. Alors évidemment, comme le But infini n’est jamais atteint, toujours éloigné, on a une impression de temps qui s’impose à toutes nos formes d’amour : pour intégrer « l’extérieur », il faut du temps.

Et un temps plus ou moins long selon le niveau d’évolution où on se place. Ainsi, pour les anges ou les archanges, le temps est beaucoup plus concentré que le nôtre, leur évolution peut donc être beaucoup plus rapide que la-nôtre. Pour nous il faut des millénaires pour obtenir un résultat, pour eux c’est très rapide. C’est ce qui donne cette souplesse aux mondes des rêves, les voyages astraux en particulier, où on peut changer la réalité un peu à volonté. Ici-bas on n’y arrive pas. On n’aurait pas, à l’état de veille, cette sensation de densité de de solidité de la matière si notre temps était plus malléable. C’est parce que notre ego résiste beaucoup à l’évolution, que la matière est si solide et stable, donc le temps si lourd et lent.

C’est aussi pour cela qu’en vieillissant, on a toujours l’impression que le temps s’écoule plus vite. On résiste moins, on devient plus soi-même. Moins d’ego, moins d’inertie.

Il va de soi que les voyages interstellaires, et a fortiori intergalactiques, même si c’est plus rare, sont possibles grâce à cette relativité du temps. Rien à voir avec la vitesse de la lumière. Notre vitesse de la lumière n’est pas celle des autres secteurs de la galaxie. Plus on se rapproche du centre, plus elle est rapide. Ce n’est pas une raison pour croire qu’au centre de la galaxie il y aurait un « trou noir super massif » qui nous attirerait plus fort et accélérerait le temps. C’est l’inverse. On se trompe totalement lorsqu’on croit à une constance ou une unicité de la vitesse de la lumière, toute l’Astrophysique plonge dans ce piège et conclut à des événements passés visibles dans le lointain, à l’instar du « Big Bang ». Cela n’a pas de sens car la « vitesse de la lumière » (en fait la lumière ne se déplace nullement) dépend totalement du niveau de conscience de l’observateur. Pour tous les humains c’est à peu près la même mais dès qu’on passe dans un autre Règne, c’est plus lent ou plus rapide. Ce qu’on appelle « vitesse de la lumière », c’est l’acceptation d’évoluer plus ou moins vite. Donc fonction de la relation à l’ego.

Il est donc facile pour des êtres plus évolués de circuler de système planétaire en système planétaire. Sans y passer des siècles.

La question que tu pourrais poser c’est « les Gentils sont-ils plus ou moins évolués que nous ? ». S’ils le sont moins, difficile pour eux de venir nous rendre visite depuis d’autres régions de la galaxie. S’ils le sont plus, c’est facile. Donc s’ils viennent de Sirius ou d’ailleurs, cela voudrait dire qu’ils sont plus élevés que nous.

J.-J. : Effectivement. Je n’y avais pas pensé.

F. H. : Ce n’est pas si simple. Ce n’est pas parce qu’on n’est qu’un humain qu’on ne peut pas être voyant, par exemple. Ou medium. Par moments. LORSQU’ON PARVIENT A SE POSITIONNER DANS LE PRÉSENT et donc à se libérer de l’espace et du temps, on a accès à d’autres « niveaux de réalité ». Car le présent n’est nullement dans le temps. C’est le temps qui est dans le présent de L’Être. Il arrive donc à tout le monde de passer dans des états de conscience particuliers, fugacement, et se retrouver dans le corps d’un arbre, ou en unité avec l’univers, ou en télépathie avec quelqu’un à l’autre bout du monde, etc., simplement parce que c’est notre vocation d’atteindre le Présent, qui est le potentiel infini, ou de s’en approcher, mais pas d’y rester. C’est impossible. Et pour cela il existe un tas d’exercices ou de techniques spirituelles, quand ce n’est pas une expérience naturelle. Rien de différent avec les NDE (« mort provisoire »). Car quand le corps ne nous retient plus, évidemment, on est davantage présent, donc davantage infini, et donc davantage tout-puissant.

Mais pas longtemps en général.

Nous sommes ici et maintenant L’Être unique qui se croit un certain nombre d’êtres humains. Tandis qu’il se croit par ailleurs un certain nombre de « Gentils ». Ou d’arbres. Ou de cacatoès.

Mais à partir du moment où il y a conscience de sa solitude (ce qui n’est pas le cas des Règnes premiers de la Nature), rien n’empêche, pas la volonté ou autre chose, d’avoir accès aux autres Dimensions. Les autres Dimensions, ce sont les différents Règnes qui composent l’univers, comme le Végétal, le Minéral, les anges etc. Si on circule sans son corps, ou se multi-localise, c’est ce qu’on fait. On reconnaît nos différentes dimensions. On les vit. On sépare ainsi ses différents « corps ». Qui peuvent avoir chacun leur vie propre, leur influence propre etc.

Mais cela reste très rare, peu de gens arrivent à le faire et ce n’est pas nécessaire. Il n’y a pas de quoi être envieux. C’est juste ainsi.

Comme nos amis les Gentils sont très doués mentalement, ont une volonté de fer et une force de concentration extrême, ils sont assez habitués à des techniques qui nous paraissent invraisemblables. Qui leur permettent de circuler dans la galaxie avec la même facilité que des êtres plus évolués qu’eux. CAR A LA BASE ILS SONT MOINS ÉVOLUÉS QUE NOUS. Le Mental inférieur qui les caractérise est également commun à tous les êtres humains, mais nous, nous sommes en passe d’entrer dans le Mental supérieur, c’est-à-dire le Causal, parce que nous avons une capacité d’amour mammifère qu’ils n’ont pas. Les reptiles sont assez indifférents les uns aux autres, ils peuvent se dévorer, leur compassion est inexistante. Nous non. Évidemment les niveaux inférieurs tentent de nous tirer en arrière pour nous empêcher d’évoluer et rester en leur pouvoir. Mais nous les fascinons beaucoup car au fond d’eux, ils savent parfaitement que nous sommes leur avenir, que nous sommes capables d’aimer et pas eux. Ça les intrigue. Pauvres petits. Pour échapper à cette angoisse ils sont capables de nous détruire. Mais ils ont trop besoin de jouer avec nos émotions négatives qui sont la nourriture de ce niveau d’évolution. En même temps que les mémoires astrales. Car l’ego est attaché au passé. Ces mémoires se concentrent dans le sang (abattoirs, guerres) et le pétrole dont les vapeurs sont aussi leur nourriture. Tu commences à comprendre pourquoi le monde est ce qu’il est ?

Alors pour en revenir à ta question sur le transformisme (reptile/mammifère et inversement), et y répondre, il suffit d’observer et de comprendre qu’il n’y a pas plusieurs êtres séparés mais un seul sous une infinité potentielle de formes, que toutes ces formes ne sont qu’une question de temps, et que le temps est relatif à la conscience. Nous ne sommes pas plusieurs esprits ayant conscience d’un univers mais UN SEUL ESPRIT ayant conscience d’une multitude d’univers personnels.

Donc à une époque, nous autres mammifères, nous étions des reptiles. Nous avons mis quelques millions d’années à perdre nos becs, nos plumes, nos griffes, pour avoir des poils, des lèvres, des ongles. Mais c’est la même chose. Il n’y a aucune différence au fond. Juste un aménagement différend de la forme. Comme entre un homme et une femme, tous les organes sont communs, mais développés différemment.

Pendant ce temps, d’autres ont continué à être reptiles ou oiseaux bien entendu.

Cela veut dire que cette transformation est tout à fait normale, on ne s’en étonne pas à l’échelle des millénaires, on s’en étonne à l’échelle de quelques minutes. Normal qu’on s’en étonne. Mais ce n’est pas différent. Un reptile peut voir ses écailles devenir poils en cinquante millions d’années, nous humains trouvons cela normal. Quand cela prend dix minutes, cela nous paraît impossible. C’est simplement parce que nous sommes attachés à notre notion du temps et de la vitesse de la lumière. Mais cela n’existe pas. Le temps est libre, la « vitesse de la lumière » aussi. Rien, absolument rien, ne s’oppose à jouer avec, et produire en quelques minutes l’évolution apparente de millions d’années. Ce n’est qu’une question d’habitude, comme le reste. Tout est question d’habitudes. Nous pouvons circuler de galaxie en galaxie mais nous ne le faisons pas parce que nous sommes attachés à nos egos qui ont besoin de cette vitesse de la lumière pour se maintenir. Nul doute que dans quelque milliers ou millions d’années, notre évolution fera que nous en serons davantage détachés, et capables de maîtriser le temps EN NOUS.

Quant à nos amis Gentils, leur présence ici est bien plus ancienne que la nôtre. C’est d’ailleurs pourquoi ils se considèrent ici comme chez eux, et nous comme du bétail de passage. Leur durée de vie est en moyenne de 3000 de nos années. Les dinosaures n’étaient pas encore là qu’ils étaient déjà en train de piller des planètes à la périphérie de notre galaxie. Ils ont eu tout leur temps pour apprendre à développer leurs technologies spirituelles.

N’oublions pas que la technologie spirituelle n’a rien à voir avec le niveau d’évolution. On peut faire des miracles sans être pour autant un saint, loin de là. Suffit de maîtriser matière et temps, et c’est plus une question mentale que spirituelle. Aussi bien les Gentils ont beaucoup de pouvoir, mais cela fait des lustres qu’ils n’évoluent pas véritablement d’un millimètre. C’est leur problème. Si nous pouvons faire mieux, c’est à nous de les aider à guérir. Mais pour guérir, il faut aimer.

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Aucun pouvoir hors de l’homme d’Uppaluri Gopala Krishnamurti

(entretien recueilli par le Professeur HSK, Mysore, Inde, 1980.)

Ce qui est nécessaire pour l’homme, c’est de se libérer de la totalité du passé de l’espèce humaine et pas seulement de son passé individuel. Autrement dit, vous avez à vous libérer de ce que chaque homme avant vous a pensé, ressenti et expérimenté : c’est, pour vous, la seule possibilité d’être vous-même. Tous mes propos n’ont d’autre but que de mettre en lumière l’unicité de chaque individu. La culture, la civilisation (quel que soit le nom que vous lui donniez) a toujours essayé de nous enfermer dans un certain cadre ; l’homme n’est pas du tout un homme : il est à mon sens un animal unique et il demeurera un animal unique aussi longtemps qu’il subira le fardeau de la culture.

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La nature, à sa manière propre, fait surgir de temps à autre quelque fleur qui se trouve être le produit fini de l’évolution humaine. Une telle création ne peut être utilisée par le processus évolutif comme un modèle destiné à être reproduit et c’est pourquoi je dis qu’il s’agit là d’un produit fini de l’évolution humaine… Cette fleur-là vous pouvez la mettre dans un musée et la contempler : c’est là tout ce que vous pouvez faire…

Ce que je dis là ne vous plaît guère : c’est une mine souterraine pour toute la culture indienne et pour toute la superstructure psychologique qui a été construite sur la « fraude » freudienne. C’est pour cette raison que j’ai contre moi les psychologues et les religieux. Ils n’aiment pas ce que je dis: il s’agit de leur gagne-pain. Toute cette structure n’est plus : le « business » religieux et psychologique disparaîtra dans les dix ou vingt années qui viennent.

Entretien:

Q: Quel rôle peut jouer l’lnde dans la crise mondiale actuelle ?

U.G.: La crise que subit actuellement le monde doit mettre en œuvre un moyen de sauvetage. Cela doit venir et cela viendra de l’Occident je ne sais pas exactement d’où mais l’Inde n’a aucune chance.

Q: La remise en question est-elle sincère là-bas en Occident ?

U.G.: Tout à fait sincère. L’Occident remet en question ses valeurs. On n’en est encore qu’au stade de la révolte et de la réaction, mais on exige des solutions. Ce sont des gens très pragmatiques qui exigent des solutions ; ils ne se contentent pas des promesses dispensées par les religieux ceux-là ne sont pas en mesure de distribuer des biens substantiels. De vagues promesses ne suffisent pas.

Telle est, semble-t-il, la situation sinon l’homme est condamné. Mais l’homme ne disparaîtra pas ; il survivra d’une manière ou d’une autre je ne suis pas un prophète du « jugement dernier ». Mais je crois que le salut viendra de l’Ouest. Il faut bien qu’il vienne de quelque part et l’Inde n’est pas le pays « élu ».

Q: Vous en êtes tout à fait sûr ?

U.G.: J’en suis certain parce que j’ai vécu la moitié de ma vie dans l’Ouest l’Inde d’abord, l’Occident ensuite.

Q: Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? Ne pensez-vous pas que l’lnde a développé une philosophie valable ?

U.G.: J’ai cité hier un passage d’Emerson. C’est très rarement que je cite quelqu’un… Il affirme et c’est très intéressant que si vous souhaitez que votre voisin croie en Dieu, il faut lui donner la possibilité de voir ce que Dieu a fait de vous. Il ne sert à rien de parler de Dieu comme Amour, Vérité et ceci et cela…

Voici en revanche ce qui est intéressant : donner au monde la possibilité de voir ce que Dieu a fait de vous. Et il en va de même en ce qui concerne la remise en ordre de votre « maison ». En l’espèce, votre maison l’Inde se trouve dans une situation chaotique : personne ne peut savoir où elle va… De sorte que, s’il y a quelque chose de valable dans votre héritage spirituel et il est considérable, je ne songe pas une minute à dire le contraire, l’Inde a suscité tant de sages, de saints et de sauveurs du genre humain si cet héritage n’apporte aucune aide à ce pays-ci, comment pensez-vous que ce pays-ci pourra venir en aide au monde ? Voilà une première chose…

Numéro deux: On est amené à employer la terminologie moderne, les phrases nouvelles. Les gens, en Occident sont intéressés, fascinés à cause de cette nouvelle terminologie, des nouvelles formules et ils se croient très forts parce qu’ils peuvent les répéter, c’est bien simple: vous apprenez un nouveau langage, vous vous mettez à parler ce nouveau langage et vous avez alors la « grosse tête » mais, fondamentalement, il ne peut en rien vous aider.

Ainsi donc comment ce grandiose héritage dont tous les Indiens sont si fiers peut-il en premier lieu aider leur propre pays ? Voici ma question.

Q Aider ? dans quel sens ?

U.G.: Il vous faut en priorité la stabilité économique: tout le monde doit être nourri, habillé et disposer d’un abri. La pauvreté qui règne ici est sans excuse: il y a trente ans que nous sommes un pays libre. Alors pourquoi cette misérable situation continue-t-elle ? Voilà l’essentiel de ma question. Je ne prétends pas avoir des solutions. Si j’en avais, je ne serais pas assis là, à parler. Je ferais quelque chose ; mais voyez-vous individuellement il n’y a rien qu’on puisse faire. Telle est la situation. Quant à l’action collective elle appelle la perturbation: mon parti, mon système, ma technique ; votre parti, votre système, votre technique… Et c’est ainsi que tous ces systèmes finissent sur les champs de bataille. Toutes les énergies sont gaspillées en essayant de…

Q: Gagner ?

U.G.: Gagner l’adhésion des gens à leur option politique. Mais les problèmes ne sont en aucune manière résolus par ces systèmes: c’est ce que j’essaie de dire.

Q: Alors le pays ne peut pas se sauver ? L’héritage ne peut pas lui venir en aide ?

U.G.: Le pays ne peut pas se sauver. L’héritage ne semble pas en mesure d’aider le peuple, malheureusement (…) J’ai toujours tenu les mêmes propos. Les psychologues par exemple, sont arrivés au bout de leur rouleau; les voici maintenant qui louchent vers I’Inde. Ils vont voir tous ces saints, ces yogis, ceux qui enseignent vous parliez par exemple de la Méditation transcendantale… Ils sont vraiment intéressés mais ils veulent mettre tout cela à l’épreuve. Ils veulent des résultats, pas seulement des paroles, pas seulement des expériences spirituelles ou des fabulations. L’application à la solution des problèmes du monde, c’est là tout ce qui les intéresse. Savants et techniciens ont leurs problèmes, il leur faut des solutions. C’est pour eux la priorité : ils n’ont aucun besoin de recourir aux saints d’ici.

Q: il leur faut des solutions adaptées à leur situation ?

U.G.: Adaptées à leurs problèmes et nos solutions ne sont pas valables et d’ailleurs elles ne sont pas non plus valables pour vos problèmes quotidiens.

L’homme ne s’intéresse qu’aux solutions et non à l’examen des problèmes. Les grands sages, les saints, les sauveurs de l’espèce humaine ont, dites-vous, des réponses à nos problèmes. Alors pourquoi posons nous toujours les mêmes questions ? Pourquoi ? si ce n’est qu’il n’y a pas de réponse… ou encore que les solutions proposées ne conviennent pas…

Chaque individu a aujourd’hui sa propre responsabilité et non telle ou telle nation : l’Inde, l’Amérique ou la Russie. C’est l’individu qui doit trouver ses réponses aux problèmes et c’est pourquoi chacun est le sauveur dé l’espèce humaine et non la collectivité. S’il trouve les solutions de ses problèmes, il y a peut-être quelque espoir pour l’espèce humaine dans son ensemble parce que nous formons un ensemble et ce qui arrive en Amérique nous affecte et ce qui arrive ici affecte aussi les autres nations.

Voyez-vous au moins théoriquement ! le monde entier se pense maintenant comme un monde unique mais personne n’est prêt à abandonner la souveraineté de sa propre nation : c’est vraiment là le problème crucial. La Communauté économique européenne, par exemple, a réalisé une union fondée sur des raisons économiques et rien d’autre. Chaque nation continue d’affirmer sa souveraineté et c’est bien là ce qui doit venir à son terme.

Des nations aussi puissantes que l’Amérique et la Russie ne sont pas capables de résoudre leurs problèmes. Et le conflit Iran/Irak, où en est-il ? Ils font étalage de vaisseaux nucléaires dont ils ne peuvent se servir. Même ceux-là ne sont pas capables d’arrêter le mouvement du monde, de contrôler les événements du monde.

Et, si ceux-là ne le peuvent pas, comment pouvez-vous croire que l’Inde en serait capable ? Nous pouvons nous sentir fiers qu’Indira Gandhi ait envoyé un émissaire en Iran. Qu’en sortira-t-il ? Les autres nations utilisent l’Inde. L’Inde ne peut avoir d’influence sur personne. Personne n’écoute l’lnde parce que l’Inde n’est pas en mesure de faire quoi que ce soit dans le domaine économique, politique ou militaire. C’est une nation si arriérée ! Nous parlons de paix et pourquoi l’Inde ne fait-elle pas exploser la bombe atomique ? Voilà ma question. Que vous soyez ou non en mesure d’utiliser ces armes est un autre sujet… La Chine devient de plus en plus puissante. Ceux-là ne prêteront pas l’oreille à tous ces bavardages. L’Inde ? mais personne ne se soucie de l’Inde ! Telle est la situation.

Cette illusion que vous avons : que tous ces gourous venus de l’Inde vont transformer le monde est vraiment un produit de l’imagination. En réalité l’impact est zéro. Zéro ! Les gens qui sont séduits par de telles illusions ne sont pas ceux qui sont en mesure d’agir sur le destin de leurs pays. Cela, c’est un fait…

Q: Mais comment notre riche patrimoine peut-il nous aider à résoudre nos problèmes matériels ?

U.G.: Il ne peut pas les résoudre à cause de l’erreur fondamentale : il n’opère pas dans la vie même du peuple c’est pour cela qu’il ne peut aider à résoudre les problèmes économiques de ce pays-ci. Des siècles durant nous avons parlé de la totalité de la vie, de l’unicité de la vie… Comment pourriez-vous justifier l’existence de vos taudis ? Comment pourriez-vous justifier l’existence de cent millions d’intouchables dans ce pays-ci ? Mais, je vous en prie, ne croyez pas que je puisse offrir une solution; je me contente de souligner l’absurdité de nos prétentions en ce qui concerne notre héritage soi-disant extraordinaire.

Q: Cela veut dire que nous ne le mettons pas en oeuvre ?

U.G. : Nous ne vivons pas à la hauteur de nos espoirs et de ce que nous attendons de nos grandes traditions ou de notre patrimoine, quel que soit le nom que vous souhaitez lui donner…

Q: Mais cela ne signifie pas que notre patrimoine est faux ou que nos valeurs sont fausses.

U.G.: Et quelle consolation pouvons-nous en tirer ?… Autant dire: « Mon grand-père est un homme très riche, il est multimillionnaire », alors que je ne sais d’où me viendra mon prochain repas ? A quoi bon répéter que mon grand-père était multimillionnaire ? L’Inde a produit de grands géants, des géants de spiritualité et nous n’en avons pas un seul parmi nous -alors à quoi bon répéter continuellement que notre patrimoine est formidable et grandiose… A quoi bon ? Cela devrait aider ce pays-ci. Pourquoi ne remettez-vous pas cela même en question ? Il doit bien y avoir, dans tout ce business, quelque chose qui ne tourne pas rond ? Ce que je veux dire c’est qu’en dépit du fait que toute la culture indienne est censée être extraordinaire, en dépit du fait que tout le monde parle de spiritualité, de dharma etc., I’Inde n’a produit qu’une poignée de grands instructeurs et ils n’ont pas produit quelqu’un à leur mesure. Montrez-moi un autre Ramanujacharya, un seul Rarnanujacharya, un seul Sankaracharya, un seul Madhavacharya, un seul Bouddha ou un seul Mahavira. Ceux-là on peut les compter sur ses doigts…

Nous ne pouvons pas penser dans les mêmes termes que nos gourous actuels parce que ces gourous-là sont logés à la même enseigne que les prêtres d’Occident. L’Inde a la liberté, ce qui permet à chacun de gérer sa minuscule boutique et de vendre ses marchandises particulières. C’est pourquoi vous avez en Inde tant de gourous, tout à fait à la manière des prêtres occidentaux. En Occident les religions organisées ont détruit la possibilité de la croissance individuelle, elles ont condamné la dissidence, détruit la possibilité des floraisons individuelles susceptibles de créer comme en Inde des instructeurs spirituels. Heureusement l’Inde, jouissant de cette forme de liberté, a pu donner naissance à plusieurs d’entre eux.

Mais en dépit de tout cela, en dépit de cette atmosphère religieuse (quoique ce mot puisse signifier et pour moi ce truc religieux dont vous parlez n’est autre que superstition : la célébration des fastes, festins et festivals et l’assiduité au temple ne sont pas la religion) ces instructeurs n’ont pas produit un autre instructeur. Aucun Bouddha ne peut exister dans le cadre du Bouddhisme, ni aucun Ramanujacharya dans le cadre de cette école de pensée. Ils ont laissé derrière eux ou leurs successeurs ont créé ces petites, ces mesquines, ces minuscules colonies. Et c’est ainsi que ces colonies entrent continuellement en lutte à titre d’exemple: faut-il apposer sur les éléphants telle ou telle marque: U.nama ou V.nama ! Toute la structure a dégénéré et s’est dégradée pour en venir finalement à ce genre de puérilité ! – Ainsi donc l’Inde est-elle capable de produire un géant aussi exceptionnel que ceux dont je viens de parler ? Voilà la question que chacun dans ce pays-ci devrait se poser c’est le premier point. Voici le second : cette « religion », ce patrimoine dont vous parlez agit-il sur la vie même du peuple ? Et voici le troisième: Ce patrimoine est-il en mesure d’aider à la solution des problèmes économiques et politiques de ce pays. Ma réponse à toutes ces questions est : NON !

Q : Mais ces questions relèvent de deux niveaux différents ?

U.G.: Non ! Nous avons malheureusement divisé la vie entre le matériel et le spirituel ! C’est là notre dérobade majeure… Tout se tient : vous ne pouvez pas diviser la vie entre le matériel et le spirituel. C’est là ce qui nous a égarés. Et tout se passe dès lors comme en Occident : c’est seulement le dimanche qu’on est « religieux ». Le dimanche ils vont à l’Eglise et le reste de la semaine ce sont des monstres.

Qu’en pensez-vous ? A quoi sert de lire tous ces livres et d’en répéter mécaniquement le contenu… Ils ne savent même pas le sens de ce qu’ils vont répétant… J’écoute chaque matin la musique religieuse ; ce n’est pas qu’elle m’intéresse mais le poste est là et je capte le son. Qu’en est-il de ces chants rituels ? Comprennent-ils seulement le sens de ce qu’ils chantent ? C’est de la pornographie ! Oui, j’ai le regret de le dire, c’est de la pornographie ! J’en suis arrivé à la conclusion que les compositeurs de ces stotras (vers) étaient des obsédés sexuels, qu’ils extériorisaient leur « manque » en le projetant sur la déesse. Dans ces stotras, ils n’oublient aucune partie de l’anatomie féminine. Mais je ne les condamne pas.

Vous pouvez donner de ces choses des explications mystiques : elles ne m’intéressent pas ; ce n’est qu’un voile, une façon d’étouffer les questions gênantes de ceux qui voudraient savoir pourquoi ces choses-là existent. Je le disais justement aux gens d’ici : le culte du taureau, là dans le temple, le culte de Shiva vous connaissez ce truc de lingam et de yoni ces cultes-là nous ont été transmis par l’homme originel pour qui le sexe était, à sa connaissance, la plus haute qualité de plaisir. Par la suite l’homme fit  l’expérience du bonheur, de la béatitude et tout cela s’est transformé, mais à l’origine le sexe était la chose la plus importante. La croix elle-même est un symbole phallique.

A l’église on distribue le pain et le vin qu’est-ce que cela signifie réellement ? C’est, voyez-vous, une copie des mœurs du temps des sauvages : quand un héros mourait, on mangeait sa chair et on buvait son sang dans l’espoir d’acquérir ainsi les traits prestigieux du héros, et cela s’est transmis de génération en génération.

Nous portons ainsi, sans le savoir, tout le poids de ces sottises désormais coutumières. Je n’entends pas les blâmer mais où donc est l’héritage dont vous parlez ? Est-il vraiment appelé à résoudre les problèmes économiques de ce pays-ci ?

Les problèmes politiques et les problèmes économiques vont de pair; vous ne pouvez les séparer : c’est une unité intégrale… Est-il possible, selon vous, de transformer ce pays sans une révolution politique ? Ce n’est absolument pas possible. Or une révolution politique n’est pas du tout possible dans ce pays parce que votre constitution prescrit que tout changement doit se faire dans le cadre constitutionnel, ce qui interdit toute rébellion contre le gouvernement au pouvoir. Dès lors quel changement pouvez-vous attendre ? Pour être élu en qualité de membre du Parlement vous devez posséder des millions et des millions de roupies et quand vous aurez dépensé plusieurs millions il vous faudra « faire de l’argent ». Ces gens-là ne sont pas là pour servir leur pays pas du tout alors ne les condamnez pas… Je prétends que tous ces problèmes sociaux doivent être gérés par le gouvernement; nulle part en ce monde il n’y a place pour la charité privée. Si le gouvernement ne fait pas son devoir, jetez-le dehors. Obligez-le à faire ce qu’il doit, et s’il s’en dispense, vous en êtes responsable. Ne vous en prenez qu’à vous.

Q: Mais le gouvernement qui est élu représente une classe particulière.

U.G.: Des gens riches voyez-vous: « J’ai besoin de mes cinq acres de terre pour être en sécurité ». Moi, je n’en ai pas: cela ne me concerne donc pas. Et rien ne m’affecte. Même si les communistes parviennent au pouvoir je n’ai rien à perdre.

Les communistes ne peuvent d’ailleurs pas résoudre ces problèmes ; personne, aucun parti ne peut résoudre les problèmes de l’Inde. Dieu seul le peut, s’il est un Dieu et s’il le peut ! Il est singulièrement incapable de résoudre les problèmes de l’Inde (Rire). Ce n’est pas une évaluation pessimiste mais je ne vois pas comment ce serait possible. Je ne vois aucun espoir pour ce pays. Je désire qu’il puisse jouer un rôle très important dans les affaires du monde ; j’en serais tout à fait enchanté (Rire). Mais Dieu lui-même ne le peut pas; le tout-puissant, l’omnipotent Dieu, s’il existe pour ma part je n’en sais rien s’il ne peut rien, que pouvons-nous faire, vous et moi ?

Ainsi donc, je pense qu’un jour viendra… Mais voyez-vous les peuples sont si faibles ! Ils pourraient cependant faire sauter tout le système il y aurait alors quelque chance… Voyez-vous, le problème en ce qui concerne l’Inde, c’est que sa liberté lui a été offerte sur un plateau d’or alors que tous les autres pays ont dû travailler dur, lutter pour leur liberté, mourir pour elle ; en réalité c’est là le problème. C’est bien dommage que les Britanniques aient gouverné l’Inde ! Si les Français ou d’autres peuples avaient gouverné l’Inde elle serait devenue une toute autre nation. La Chine a eu ses formidables chefs militaires; l’Inde n’a pu produire un homme comparable à Mao Tse Tung. Comment pourrait-elle produire un homme de cette trempe ?

Mais il y a autre chose : on n’a rien à gagner à prendre pour modèle ces nations communistes; I’Inde doit engendrer sa propre révolution indigène. Un Mao Tse Tung subirait ici un échec total ; I’Inde doit produire un produit indigène (s’il m’est permis d’utiliser ce mot dans ce sens). Mais le temps ne semble pas mûr pour ce genre de chose. Vous voyez donc qu’à moins d’un événement de ce genre, il n’y a pour l’Inde aucune chance, aucun espoir.

A l’époque, songez-y, le temps était venu d’engendrer un Gandhi, et il était prêt; l’Angleterre avait besoin d’un homme comme Churchill et l’homme était là. La France avait besoin d’un homme comme de Gaulle et l’homme était là; quand à l’Allemagne elle avait besoin d’un homme comme Hitler et l’homme était là. Ce n’est pas que je sois d’accord avec son action mais Hitler n’était pas le seul responsable ; à l’époque toute la nation était derrière lui. Si vous condamnez Hitler, vous devez condamner chaque Allemand, Hitler était un produit du temps. Immédiatement après la guerre, les Anglais ont expulsé Churchill. L’Angleterre était réellement une grande nation les Anglais savaient bien que Churchill ne pouvait en aucune manière aider l’Angleterre à résoudre ses problèmes. Personnellement je ne crois pas que l’Inde ait obtenu l’indépendance à cause de Gandhi. La situation du monde était telle que les Britanniques devaient quitter l’Inde dans l’amitié et ce fut pour nous une tragédie. Et combien de temps cela va-t-il durer, je n’en sais rien.

Voyez-vous, je ne travaille pour l’Inde en aucune manière. Je n’ai donc aucun droit à critiquer l’Inde. Du fait que nous sommes assis là nous discutons sur une politique de fauteuils. Mais je n’ai aucun droit à dire quoi que ce soit contre quiconque en Inde puisque je ne travaille pas ici.

Si je trouve un moyen, je serai le premier à vous le signaler. Je n’en vois aucun. Je ne crois pas au « revivalisme * de la religion d’ici qui est morte. Que voulez-vous faire revivre dans ce pays-ci ? Dites-le moi. Il n’y a rien à faire revivre. Construire d’autres temples ? Dans quel but ? Il y a des milliers de temples. Pourquoi en ajouter un autre ? Cela signifierait que c’est de mon propre prestige qu’il s’agit et non de la prospérité religieuse du pays. Un autre ashram ? Et dans quel but ? Il y a tant d’ashrams, tant de gourous…

Telle est, semble-t-il, la situation. Et nous sommes si impuissants ! Nous espérons que peut-être un jour l’Inde fera surgir le modèle d’homme qui lui convient, mais la situation n’est pas mûre. Quand le sera-t-elle ? je n’en sais rien. On supporte tout voyez-vous: l’attitude des gens est très étrange dans ce pays. Le fatalisme que l’Inde a pratiqué des siècles durant est responsable de l’état présent regrettable dans lequel se trouve ce pays-ci.

Q: Pensez-vous que les efforts de tous nos sages de personnes comme par exemple Sai Baba sont tous inutiles ?

U.G.: Et que fait-il, Monsieur ? Que fait-il ? S’il est, comme il le prétend, un avatar et s’il ne peut rien faire, qui donc le pourra ? Dites-le moi. Il y a donc quelque part quelque chose qui ne va pas.

Q: Ces efforts sont donc vains ?

U.G.: A mon sens, ils sont vains. Ces gens ne peuvent rien.

Q: Ils font des miracles; ils produisent quelque chose à partir du vide.

U.G.: Qu’en sort-il de bon ? A quoi servent les miracles ? Celui dont vous parlez ne peut pas réaliser le miracle des miracles ce qui serait nécessaire pour transformer l’ensemble de la vie, la totalité de la pensée. Est-il en mesure de le faire ?

Q: De nombreuses personnes, y compris des gens qu’on dit intelligents, sont attirés par lui.

U.G.: Les gens intelligents sont les plus ternes, les plus obtus qui soient (Rire) ce sont les gens les plus crédules. Je ne pense pas particulièrement à Sai Baba. Je ne sais rien de Sai Baba. Voyez-vous je ne m’intéresse pas aux miracles. Il est le saint homme numéro un dans ce pays parce qu’il attire une énorme audience, pas vrai ? Et à cet égard (Rire) il est bien le numéro un et dans l’ordre il y a le numéro deux, trois, quatre… nous avons des classifications correspondant au nombre de gens piégés. Alors que peut-il faire ? Ce serait bien le miracle des miracles (à l’exclusion de matérialisations auxquelles je ne m’intéresse nullement) si quelque avatar au monde pouvait réaliser ce miracle dont je viens de parler et je serais le premier à le saluer… Mais il ne peut le faire et personne ne le peut.

Ce ne sont pas les avatars qui peuvent aider mais les individus. Il y a un sauveur dans chaque individu et si ce sauveur surgit, s’il fleurit, il y a là quelque espoir, mais pour quand ?

Q. Je pense que les voyants des Upanishads étaient des “floraisons individuelles ».

U.G. : S’il y avait, Monsieur, quelque chose dans les enseignements des Upanishads, on n’aurait pas eu besoin de la venue de Bouddha. Pourquoi est-il venu ? On avait créé l’opportunité, la nécessité d’un homme tel que Bouddha et il arriva après les Upanishads.

Voyez-vous, la substance des Védas s’était dégradée; alors les voyants des Upanishads entrèrent en scène et ils ont tout gâché ; alors vînt le Bouddha, et bien d’autres par la suite. Le Bouddhisme se dégrada en Inde et Sankara dût venir mais il en fut de même des disciples de Sankara et la venue de Ramanujacharya s’avéra nécessaire et par la suite celle de Madhavacharya. Y a-t-il encore place pour tous ces instructeurs actuels ? Le besoin d’un autre instructeur se fait sans doute sentir de nouveau. Comment pourrais-je savoir s’il se trouve au coin de la rue ?… Les avatars que nous avons parmi nous paraissent incapables de réaliser ce « miracle des miracles » si nécessaire pour sauver ce pays-ci et le monde entier.

Q: Quelle est donc votre conception de Dieu ? Vous dites souvent que Dieu seul peut aider ?

U.G.: Mais non, c’est une manière de parler (Rire). L’homme doit être sauvé de Dieu, c’est l’essentiel parce que… Je ne veux pas dire par là Dieu dans le sens où vous l’entendez mais tout ce qui se trouve associé au concept de Dieu y compris karma, réincarnation, renaissance, la vie après la mort bref, l’ensemble du « business » de ce que vous appelez le « grandiose héritage de l’Inde ». L’homme doit être libéré de l’« héritage de I’Inde ». Et pas seulement le peuple ; le pays tout entier doit en être libéré (pas par la révolution, pas de la manière dont on l’a fait dans les pays communistes: ce n’est pas la bonne manière ! je ne saurais dire pourquoi : c’est un sujet délicat). Si l’on n’y parvient pas, il n’y a aucun espoir pour l’individu, aucun espoir pour le pays.

L’individu ne doit pas pour autant devenir un anti-Dieu ou un « athée ». A mon sens, le théiste (celui qui croit en Dieu), celui qui ne croit pas en Dieu ou l’intermédiaire qui se dit « agnostique », tous ceux-là. sont embarqués sur le même bateau.

Personnellement je sens qu’il n’existe pas de pouvoir extérieur à l’homme tout pouvoir en apparence extérieur se situe en réalité dans l’homme. S’il en est ainsi et pour moi c’est un fait cela ne signifie rien d’extérioriser ce pouvoir, de créer quelque symbole et de l’adorer. Et c’est ainsi que j’en arrive à dire que Dieu le problème de Dieu est hors de propos. Je ne sais si je m’exprime clairement…

Cela ne signifie pas que vous deviez brûler les livres religieux et jeter à bas tous les temples. Ce serait trop bête, trop ridicule parce que tout ce que représentent les livres religieux et les temples se trouve dans l’homme et non hors de lui pas vrai ? Il serait donc absurde de brûler les bibliothèques et de faire un feu de joie des livres religieux comme le fit le Tamil Ramaswamy Naicker, ça c’est trop bête, ce n’est pas la manière de procéder.

C’est ainsi que j’en arrive à dire que Dieu est hors de propos, parce que l’homme doit compter de plus en plus sur ses propres ressources. L’héritage dont vous parlez a produit ici même cet homme d’aujourd’hui, tout ce qu’il y a en lui et pas seulement les Upanishads… tous ces instructeurs, leurs pensées et leurs expériences font partie de cet homme-là et il doit l’exprimer sous une forme nouvelle, sans quoi il n’en reste pas grand chose…

Parler de Dieu n’a pas le moindre sens: chacun devient croyant ou non croyant et cela finit sur des champs de bataille. Quel sens peut bien avoir la renaissance de l’Islam ? Quel est cet Islam dont parlent ces gens: les voilà qui se querellent et se divisent tout comme les Indiens… C’est pour cela que j’affirme que la notion de Dieu » est hors de propos dans le contexte de l’homme moderne. Ce qui est associé à la notion « Dieu » est déjà là dans l’homme pas d’autre pouvoir en dehors de lui et le contenu d’une telle notion s’exprime à sa manière propre.

Q: Vous croyez donc à la théorie de l’évolution ?

U.G.: Vous savez la théorie de Darwin ne doit pas être prise en considération. Sa théorie fondamentale d’après laquelle les caractéristiques acquises ne se transmettent pas de génération en génération s’est avérée erronée. Peut-être y a-t-il quelque chose de valable en ce qui concerne l’évolution peut-être ! mais qu’entendons-nous exactement par « évolution » ? Les choses les plus simples deviennent complexes n’est-ce pas… L’homme est devenu de nos jours une individualité si complexe qu’il doit s’orienter dans la direction opposée. Je ne veux pas dire par là que nous devons préconiser l’involution. Mais il ne peut être question, voyez-vous de régresser et de repartir de l’an I; I’homme doit démarrer à partir de sa situation actuelle.

Mais je soutiens que l’homme n’a aucune liberté d’action. Je n’entends pas par là le fatalisme que les Indiens ont pratiqué et continuent de pratiquer : quand je dis que l’homme n’a pas de liberté d’action, c’est par rapport à la nécessité du changement, de se libérer du fardeau du passé… autrement dit du « grandiose héritage » dont vous parliez. Sans cette libération individuelle il ne peut mettre en œuvre de nouvelles solutions, il ne peut que répéter les anciens errements… La décision lui appartient. Il doit se libérer du passé tout entier, cet héritage dont vous parlez autrement dit il doit rompre avec la sagesse cumulative des âges. Alors seulement il lui sera possible de concevoir des solutions pour les problèmes auxquels il est aujourd’hui confronté.

Actuellement l’initiative ne lui appartient pas; il n’y a rien qu’il puisse faire pour se libérer d’un tel fardeau. C’est dans ce sens que je le vois privé de toute liberté d’action. Vous êtes libre de venir ici ou de ne pas y venir, d’étudier ou d’enseigner les sciences économiques ou la philosophie ou tout autre science vous jouissez là d’une liberté limitée. Mais vous ne disposez d’aucune liberté en ce qui concerne la possibilité de contrôler les événements du monde ou de les modifier: aucun individu, aucune nation ne dispose d’un tel pouvoir.

Vous savez bien que l’Inde est impuissante. Quant à l’Amérique, I’Amérique elle-même, la plus puissante, la plus riche, la plus forte des nations ! elle a été tout cela, elle ne l’est plus. La presse américaine elle-même n’emploie plus ces termes pour la décrire. Si des nations comme la Russie et l’Amérique ne sont pas capables de contrôler et moins encore d’infléchir les événements du monde, que pourrait donc faire une nation aussi pauvre que l’Inde ? Elle n’a aucune chance !

L’individu demeure donc le seul espoir. Or l’individu lui-même semble être totalement impuissant parce qu’il doit se libérer lui-même du fardeau du passé, du patrimoine global non seulement de l’Inde mais du monde entier. L’homme a-t-il la possibilité de se libérer de tout cela ? Individuellement il ne semble pas disposer de la moindre liberté aucune liberté d’action c’est le problème crucial… Pourtant le seul espoir est dans l’individu à la faveur de quelque hasard, de quelque étrange chance…

Q: Ces deux affirmations paraissent contradictoires. Vous dites qu’il n’existe aucun pouvoir en dehors de l’homme…

U.G.: …Et cela met hors de propos ce « Dieu » dont nous parlons, ce « Dieu » au sens où vous l’entendez. Il n’existe aucun pouvoir hors de l’homme. Ce pouvoir est incapable de s’exprimer à cause du fardeau du passé. S’il lui arrive d’être libéré, ce qui est en lui, cet extraordinaire pouvoir parvient à s’exprimer. Vous voyez que dans ce sens il n’y a pas de contradiction.

Q: Il peut contrôler les événements ?

U.G.: Non, il ne contrôle pas les événements; il cesse d’essayer de contrôler les événements et de les infléchir.

Q: Il se contente de voguer bord à bord ?

U.G.: Bord à bord avec l’événement. Ni vous ni moi ne sommes appelés à sauver le monde. Qui nous en a donné mandat ? Le monde a fonctionné pendant des siècles. Des foules de gens ont passé et ont disparu. Tout cela va son train.

L’homme est donc libre de tout problème et pas seulement de ses problèmes mais aussi de tous les problèmes du monde. Et si un tel individu a quelque influence, il y a un impact… S’il n’y a pas d’impact… Il y a là, voyez-vous, quelque chose qui ne peut être mesuré…

Q: Et c’est là pour l’homme l’état idéal ?

U.G.: Eh bien, l’animal devient une fleur. Il semble que ce soit l’objectif s’il y a vraiment un objectif de la Nature, je n’en sais rien. Vous voyez là-bas tant de fleurs, regardez-les. Chaque fleur est unique dans son style propre. L’objet de la Nature (je ne peux pas porter un jugement définitif) est de créer comme ça des fleurs, des fleurs humaines.

Nous n’avons qu’une poignée de fleurs et vous pouvez les compter sur nos doigts. Ramana Maharshi récemment, Shri Ramakrishna et quelques maîtres. Quant à ces prétendants que nous avons parmi nous, tous ces gourous je n’en parle pas. C’est surprenant: cet homme qui était assis Ià-bas, à Tiravannamalai… son impact sur l’Occident est beaucoup plus fort que l’ensemble de tous ces « gourous » c’est très étrange, comprenez-vous ?

Une histoire d’âme

Bab’ Azîz, le prince qui contemplait son âme

En plein milieu du désert Ishtar, une petite fille pleine d’entrain, guide Bab’Aziz, son grand père aveugle. Elle le mène vers la grande réunion secrète des derviches qui a lieu tous les trente ans. Leur voyage à travers l’immensité brûlante les amène à la croisée d’autres destins…

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