Le mental ordinaire inhibe les aspirations de l’âme

L’être humain n’est plus une chose parmi d’autres, les choses se déterminent l’une et l’autre , mais l’homme, en dernière analyse, est son propre déterminant.
Ce qu’il devient – dans les limites de ses facultés et de son environnement – doit être fait par lui-même. Viktor Frankl

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La sagesse populaire parle, depuis la nuit des temps, de la tête, du coeur et du corps.

1) La tête est l’énergie mentale, cette énergie est gérée par le cerveau cortical.
(Analyse, pensée, réflexion,  processus Interne etc…)
C’est notre constitution intellectuelle.

2) Le coeur est l’énergie émotionnelle, cette énergie est gérée par le cerveau limbique.
(Ressentis, émotions, affects, état internes etc…)
C’est notre constitution émotionnelle.

3) Le corps est l’énergie physique, cette énergie est gérée par le cerveau reptilien.
(Actes, actions, comportements externes etc…)
C’est notre constitution physique.

Nous retrouvons cette théorie dans bien des disciplines comme par exemple la programmation neurolinguistique ou l’Ennéagramme.

 Le psychiatre- Christophe André, traitant des thérapies cognitives, parlent des “trois dimensions de l’homme” : « Le modèle global utilisé par les thérapeutes cognitivistes pour appréhender l’ensemble des conduites de leurs patients est appelé «modèle tridimensionnel. » 

Celui-ci postule tout simplement que notre façon d’être peut se comprendre à partir de trois dimensions majeures, elles-mêmes en interaction permanente : la dimension affective, la dimension comportementale et la dimension cognitive ».

Une typologie psychologique séculaire (vieille comme le monde) appelée l’Ennéagramme propose de parler de la tête, du cœur et du ventre.

Ainsi, l’Ennéagramme a pour base l’idée que tout être humain dispose de trois formes d’intelligence, qu’il appelle le centre instinctif, le centre émotionnel et le centre mental.

Le mot centre est utilisé pour bien marquer que chacun de ces trois modes de fonctionnement a un rôle particulier et des objectifs propres.

  • Les trois centres sont relativement autonomes.

Parfois, ils sont en accord les uns avec les autres ; parfois, ils sont en désaccord.

Par exemple, on peut prendre une décision (centre mental) et ne pas réussir à la mettre en œuvre (centre instinctif) ; ou bien on peut sentir au fond de soi, un conflit entre le cœur (centre émotionnel) et la raison (centre mental).

Selon le modèle de l’Ennéagramme, nous avons tous tendance à préférer un des trois centres : nous l’utilisons plus souvent que les autres ; quand il est en conflit avec un autre centre, c’est lui qui l’emporte.

Face à une situation nouvelle ou à un stress, c’est lui qui est mis en œuvre le premier.

Si l’homme est effectivement composé d’un esprit, d’un centre émotionnel et d’un corps il n’en reste pas moins animé par une âme.