De la métacognition à la défusion cognitive

“Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses. “ Epictète

Toute souffrance psychologique prend racine dans le mental et comme le disait Albert Einstein : « Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés. » .

La structure du mental chez l’humain s’est tellement complexifiée, que nous sommes devenus les esclaves de nos pensées, de notre mental.

Pour preuve, les thérapies corporelles, de pleines conscience ou la méditation remplacent peu à peu les thérapies analytiques. 

Trop peux d’individus, ont réellement connaissance de leurs propres processus cognitifs et bien rare sont les personnes qui remettent en question leurs propres pensées, là est le problème fondamental.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre , on ne croit pas ce que l’on voit, on croit ce que l’on interprète de ce que l’on voit, en fonction de nos opinions, de nos croyances, de notre construction psychique et des stéréotypes que l’on partage.

En résumé, nous ne croyons pas à ce que nous pensons être vrai (ce qui serait logique), mais nous pensons que ce qui est juste est ce que nous croyons être vrai (ce qui est parfaitement irrationnel !).

Le mécanisme ordinaire de la pensée implique donc une adhésion volontaire ou involontaire à ce jeu de sensations, de formes, d’idées, des interprétations car il n’est pas suffisamment conscientisé, ainsi nous fonctionnons dans une sphère de pensés totalement irrationnelle, tout en ayant l’impression inverse, bien entendu.

Donc de façon tout-à-fait contradictoire, mais très cohérente à nos erreurs d’interprétation de nos perceptions, et sans nous en rendre compte, nous ne sommes pas du tout objectifs, pas du tout scientifiques, dans notre approche de la réalité de l’existence.

 Le mécanisme de la pensée passe son temps à nous confirmer ce à quoi nous croyons. 

Robert Oxton Bolt disait “Une croyance n’est pas une idée que l’esprit possède. C’est une idée qui possède l’esprit.”

Quand le mental complexe, dans une démarche d’étude rétroactive découvre par lui même qu’il n’est qu’un processus automatique issu de nos conditionnements, de nos croyances, de nos états internes, de nos mémoires alors il perd tous ses pouvoirs de nuisance et ne peut donc plus impacter négativement notre vie.

Il doit se déconstruire par lui même.

Ainsi, nous modifions progressivement notre rapport au monde, nous regardons les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous croyons qu’elles sont. Tout ce qui “est”, est notre seule réalité et ce que nous interprétons n’est qu’une construction mentale artificielle. 

Quand nous réalisons ce travail, un processus de défusion cognitive s’installe et la paix devient le courant sous-jacent de notre existence.

Nous comprenons que le bonheur se trouve uniquement dans la relation que nous entretenons avec l’existence, avec la vie et les lois universelles de l’univers. 

” Il n’est pas nécessaire d’être derrière les barreaux pour être prisonnier.
On peut être prisonnier de ses propres concepts et idées.
On peut être esclave de soi-même. “
Nisargadatta Maharaj

Extraits de “Le dos au Mur” d’Uppaluri Gopala Krishnamurti

Vous connaissez peut-être Jiddhu Krishnamurti ?

Mais il n’est pas “le” K. dont nous parlons ici. U.G., comme on nomme l’autre Krishnamurti est un franc-tireur de la spiritualité. Il déni toute appartenance à l’enseignement de son homonyme. Il critique parfois même certaines affirmations de Jiddhu K. 

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Pourquoi ce type d’accompagnement ?

“J’aime les personnes qui ont souffert.
Je les admire, je les cherche.
En elles il y a une force indomptable, une force que je peux percevoir.
Chaque fois que je rencontre une personne avec cette force, je confirme à quel point nous sommes exactement le contraire de ce que nous pouvons paraître..
Seul celui qui peut encore ressentir la douleur peut connaître pleinement son contraire.
Seule la souffrance peut être appréciée du bonheur.
Le courage ne se réalise qu’avec la peur .…”

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La Lumière n’a nul besoin de « se battre »

La Lumière n’a nul besoin de « se battre » pour effacer l’ombre. Il suffit qu’elle SOIT !

A côté des névroses psychogènes, il existe des expressions d’une véritable détresse spirituelle du fait d’un sentiment d’absence de sens.

Si les névroses psychogènes font référence aux souffrances du psychisme, il semble évident que les névroses noogènes se référent quand à elles aux souffrances de l’âme.

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Qu’est-ce que le mal de vivre ?

Le mal de vivre serait inhérent à la condition humaine car il prendrait racine dans la dimension tragique de l’existence.
Appelé “Bile Noire” à l’antiquité, “Acédie” à l’émergence du christianisme, “Mélancolie” à la renaissance, “Mal du Siècle” chez les romantiques, “Spleen” chez les poètes, “Nausée” chez Sartre ou encore “Blues”,  “Ennui”, “Dépression”,  “Angoisse”, “Souffrance Psychologique”, “Souffrance Psychique”, “Souffrance Existentielle”,  “Détresse Morale” les mots ne manquent pas pour le définir. Continuer la lecture de « Qu’est-ce que le mal de vivre ? »

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