La coupe de l’âme

Chaque jour tu te lèves à nouveau, Ô Bien-Aimé de l’âme !
Tu mets une passion nouvelle dans l’esprit.
Remplis, remplis chaque matin la coupe de l’âme
O toi qui es le père et la mère de mon âme !

O toi qui a échangé contre du pain la perle de ta foi
Toi qui a donné une mine d’or contre une graine sans valeur,
Comme Nemrod n’a pas offert son coeur à Abraham
Finalement il a dû sacrifier sa vie à un moucheron.

La poussière est verdoyante parce que la chaleur l’anime 
Et surtout cette poussière parlante et vivante :
Cette poussière est inconsciente de Celui qui la pare,
Elle est inconsciente de Celui qui lui a donné la conscience.

Si tu lis une seule page de notre livre,
Tu deviendras émerveillé, et quel émerveillement !
Si tu assistes un seul instant à la leçon du coeur,
Tu peux attirer les maîtres vers ton propre enseignement.

O corps fait de terre, ne parle pas de la terre
Ne dis que l’histoire de ce miroir pur
Le Créateur du monde a mis en toi un attribut
Ne parle pas d’autre chose que des attributs du Créateurs

Ô toi qui m’as rendu éveillé même dans le sommeil,
Et grâce à qui tous les problèmes sont devenus aisés dans mon coeur,
Je suis libéré des ténèbres de l’ignorance et de l’impiété
Maintenant que, je le sais, tu es connaisseur des ténèbres.