La liberté d’être au delà de tous nos conditionnements.

Tout ce que vous représentez, croyez, expérimentez et aspirez est le résultat de la pensée. Et la pensée est destructrice parce qu’elle n’est rien de plus qu’un mécanisme de protection, programmé pour protéger ses propres intérêts à tout prix.

Le mental est le créateur de nos peurs.
Lorsque vos peurs prennent le dessus sur vous et que vous vous laissez envahir, vous n’êtes plus le maître de votre vie.
Il n’y a pas nos peurs et nous, il n’y a que nous, rien que nous et notre mental qui crée toutes ces peurs et veut ensuite s’en débarrasser comme si elles étaient des phénomènes venus de l’extérieur.
Nous sommes la peur et la peur est nous, indivisibles.
Nous devenons ainsi avec le temps un univers à nous seuls remplis de peurs, d’angoisses, de frayeurs, de craintes, et tout cela disparait quand nous quittons ce monde.
La prise de conscience lucide de tout ce mécanisme est la fin de toutes ces peurs psychologiques qui nous hantent.
Défusionner de  vos peurs vous aidera à reprendre la maîtrise de votre vie, à ne plus vous laisser influencer par toutes ces croyances mentales qui vous font peur au point de ne plus être libre d’être vous-même.

“Observez la nature.
Avez-vous déjà vu un arbre désespéré, un oiseau anxieux, un animal sauvage névrosé ?
Non, la nature ignore la tristesse.
Seul l’homme s’est égaré parce qu’il s’est cru très malin, très savant.
Votre intellect est une maladie.
Ne soyez pas trop savant, trop futé.
Sachez vous arrêter, ne pressez pas le citron jusqu’à la dernière goutte…”
OSHO

Le mental chez l’être humain devrait être utilisée pour le faire se sentir bien, et non pour le faire se sentir mal en se créant toutes sortes de peurs, d’angoisses, de scenarios non fondées.
Comment en arrive-t-on à développer ces peurs?
L’imagination fait partie du mental et est directement influencée par nos croyances mentales.

Les croyances mentales sont formées pour la plupart pendant notre enfance suite à des expériences douloureuses.
Ces expériences peuvent avoir été vécues, observées ou apprises. Dans tous les cas, nous avons associé ces expériences à la douleur et avons développé la peur qu’elles se produisent à nouveau.

Nous vivons dans une culture entièrement hypnotisée par l’illusion du mental et sans nous rendre compte du piège que nous tend notre esprit.
Cela peut aller jusqu’à nous gâcher l’existence, nous pourrir la vie…

Nous sommes littéralement enfermé dans un cadre de référence individuel, dans une sphère mentale composée d’un ensemble de croyances, de concepts, de mémoires et nous percevons le monde à travers le prisme de notre culture, de notre religion, de notre éducation, de notre époque et aussi le spectre de notre personnalité, ce personnage que nous nous sommes construit au fil des années en réactions aux stimulations de notre environnement.
Nous voyons aussi le monde à travers des filtres et des biais cognitif.

Nous sommes donc déconnectés de la réalité. Nous confondons le monde tel qu’il est ordinairement décrit et mesuré, avec le monde tel qu’il est réellement. Nous sommes malades d’une fascination pour des idées, des conceptions, des théories, des symboles, des dogmes, des classifications …

Ce dont il est principalement question ici, c’est de défusion cognitive, c’est de sortir des illusions pour mieux affronter la réalité et danser avec la vie.
C’est de prendre de la distance avec nos pensées, de ne pas se faire étrangler par le mental. Quand je parle du mental, de la pensée je parle du mental complexe, ratiocinant et non du mental fonctionnelle, pragmatique, car oui, le mental peut être scinder en deux.

Quand le mental complexe, dans une démarche d’étude rétroactive découvre par lui même qu’il n’est qu’un processus automatique issu de nos conditionnements, de nos croyances, de nos états internes, alors il perd tous ses pouvoirs de nuisance et ne peut donc plus impacter négativement notre vie. Il doit se déconstruire par lui même.

Ainsi, nous modifions progressivement notre rapport au monde, nous regardons les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous croyons qu’elles sont. Tout ce qui “est”, est notre seule réalité et ce que nous interprétons n’est qu’une construction mentale artificielle. 

Quand nous réalisons ce travail, un processus de défusion cognitive s’installe et la paix devient le courant sous-jacent de notre existence.

Nous comprenons que le bonheur se trouve uniquement dans la relation que nous entretenons avec l’existence, avec la vie et les lois universelles de l’univers. 

” Il n’est pas nécessaire d’être derrière les barreaux pour être prisonnier.
On peut être prisonnier de ses propres concepts et idées.
On peut être esclave de soi-même. “
Nisargadatta Maharaj

Au niveau personnel, les souffrances les plaisirs et les tourments qui surviennent font incontestablement partie de la vie.
Quand vous êtes capable de les accepter comme tels, de les accueillir sans être en proie au jugement, à la peur, à l’angoisse, à l’orgueil, à la culpabilité et à la haine… vous les voyez tels qu’ils sont, c’est-à-dire quelque chose de transitoire, d’impermanent, qui apparaît et disparaît.

Comme cela a souvent été décrit, ils sont comme les vagues sur l’océan, un coup de vent arrive, une vague se forme et s’il y a une tempête, les vagues deviennent alors plus hautes.
Que ce coup de vent se produise, ou que cette tempête se déclenche, ne dépend pas de vous.
Toutes les vagues, si douces ou déferlantes soient-elles, sont un produit de l’océan. Il ne pourra jamais en être autrement.

« Tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l’éviter.
Tout ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quels que soient vos efforts pour l’obtenir. »
Râmana Mahârshi

  • Le fait de ne pas avoir de pouvoir sur les événements de votre vie vous effraye t-il ?
  • L’action personnelle constitue la base du bien est du mal, du péché et de la vertu, de la récompense et de la punition, n’est ce pas ?

Tu accomplis une action et elle est jugée bonne ou mauvaise.
Si mes actes sont jugés mauvais, j’ai alors commis une faute et s’ils sont jugés bons, j’acquière un mérite.
L’idée de base étant, je suis celui qui agit et de ce fait, je suis responsable de mes actions.

Cette vision repose sur une vision duelle de l’existence mais aussi sur la notion du libre arbitre qui me semble être en totale opposition avec la construction de sa personnalité.
Donc, si ce que l’homme appelle son action n’est purement que la réaction du cerveau à une entrée de données sur laquelle il n’a aucun contrôle et qui est fonction d’une programmation sur laquelle il n’a pas de pouvoir non plus, alors comment peut-il vraiment dire que son action est la sienne.

Ce poids accablant que l’être humain traîne avec lui, qu’il porte sur ses épaules depuis son plus jeune âge est responsable de nos souffrances psychiques et de la construction du personnage, ce qui nous rend malheureux car notre vie n’est pas un concept binaire qui se classe dans un pôle « bien ou mal », comme si nous devions impérativement classer dans une extrémité « bonne ou mauvaise » chaque élément que nous vivons. 

Tout notre malheur repose sur un idéalisme de l’esprit, sur une construction mentale erronée car la réalité de la vie est bien différente de ce que nous aimerions qu’elle soit. la vie n’est pas toujours conforme à nos croyances et à nos désirs.
Les poisons de l’existence sont les « passions tristes », pour reprendre une expression spinozienne “la peur, la culpabilité, les reproches, l’orgueil, les inquiétudes, les attentes, la haine, la jalousie etc…”

Le sentiment de contrôle, de maitrise de notre existence induit des réflexes malheureux du cerveau qui génèrent du mal-être et des blocages. De nombreuses thérapies laissent perdurer cette illusion de contrôle oubliant aussi bien souvent l’effet rétroactif qu’il existe entre l’esprit, l’émotionnel et le corps.
Ces blocages laissent des traces dans le corps qui devient réceptacle d’un excès de tensions.
Il faut réhabiliter le corps comme matrice primordiale du mieux-être.

Aller mieux passe donc par l’expérience d’un changement, et l’expérience d’un changement suppose une action car pour sortir du mal-être, il est parfaitement inutile d’en comprendre les origines.
Que l’action s’effectue sous la forme d’un exercice, d’un apprentissage comme le zen, d’une séance d’hypnose, ou d’une autre façon n’a pas d’importance.

Le changement à lieu, lorsqu’à un moment plus ou moins long, la personne s’est laissée portée par du lâcher prise, c’est-à-dire que la personne a pris le risque d’arrêter de contrôler et de se laisser porter par le flux de la vie et pour accorder l’individu et son environnement.
Arrêter de contrôler, c’est accepter ce qui est, que cela soit en alignement avec nos préférences ou opposé à nos préférences.
Ainsi, la condition de base de tous changements vers du mieux être est un moment de lâcher prise, hors laisser venir le lâché prise est très difficile, tout simplement parce qu’il n’y a rien à y faire. En effet, il s’agit uniquement de se laisser faire.

C’est difficile, car nous sommes programmés pour comprendre, pour expliquer, pour contrôler et non pour laisser faire.

Dans le meilleur des cas, la compréhension rassure et permet de s’autoriser l’action qui déclenchera, peut-être, un changement. Mais, en soi, elle n’apporte pas de solution.

Pour aller mieux, le plus important est de (se) laisser faire, de laisser l’énergie de vie nous parcourir. 

   

error: