L’homme ne serait-il qu’une fausse note dans le merveilleux, le sublime concert de la nature ?

Cet article est à considérer suivant ce que chacun estime vouloir en déduire car chacun observe le monde à travers le prisme de ses idéaux.

C’est une position existentielle et de vie pour parvenir à décrypter la réalité qui m’entoure et à en porter une analyse avec le mental.
Cette posture devient une réelle souffrance, lorsque je fais de cet idéal un état d’être que l’humanité devrait incarner à chaque instant.

Je catégorise les humains qui m’entourent car ils sont indissociables de la réalité que j’expérimente, de ma compréhension du monde.
Trop souvent, je ressens une forme de rejet pour cette espèce à laquelle j’appartiens.
J’alimente alors en moi un sentiment d’exclusion et de solitude.

 

Afin d’aborder cette question avec le plus d’objectivité possible, ne perdons pas de vue que la normalité n’existe pas dans la nature.
C’est le mental de l’homme qui a créé des normes, qui porte un jugement sur ce qui est.
La nature engendre depuis toujours et sans distinction ni particularisme des bizarreries naturelles qui interpellent ceux qui sont persuadés, dans l’erreur, que la normalité est naturelle. 

  • Mais alors, comment ne pas voir de l’anormalité humaine quand nous voyons que c’est la seule espèce à créer ce qui la détruit ?
  • Comment ne pas voir de l’anormalité humaine dans le fait d’avoir enrayé la sélection naturelle, qui par la multiplication exponentielle de l’homme,  va le conduire à son déclin jusqu’à la limite de son extinction ?
  • Comment ne pas être surpris par cette dichotomie entre l’harmonie et l’équilibre de la nature et les incohérences et les folies de l’homme ?

 Hubert Reeves nous dit : “Actuellement, l’homme mène une guerre contre la nature. S’il gagne, il est perdu.”

L’homme, soit disant l’espèce intelligente est paradoxalement la seule espèce au monde à détruire son environnement dont pourtant sa survie dépend.

Il abat les forêts, épuisent et empoisonne les sols, vide les océans, massacre toutes vies animales et végétales.

C’est la seule espèce vivante qui produit des déchets et des pollutions, qui utilise des produits chimiques pour se nourrir ou se soigner.

C’est la seule espèce vivante qui détruit par les guerres, qui invente des armes de destruction massive.

les pollutions. Il éradique des espèces animales à son seul profit et non pour l’instinct de su

Lhomme est la seule espèce à trafiquer sa bouffe, à ingérer des produits toxiques (drogue, alcool, tabac…) qui le conduisent à développer  des maladies bien souvent mortelles.

L’homme est une espèce qui a besoin des animaux. Les animaux eux, s’en passent bien de l’homme et si ce dernier venait à être éradiqué, les animaux et les plantes seraient toujours là et la planète respirerait mieux.

“Je pense que l’humanité n’est pas nécessairement la favorite de la nature, que l’humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu’il y a eu 10 millions d’espèces animales jusqu’ici, que neuf millions ont été éliminées… On n’est pas l’espèce élue, comme on l’a cru pendant longtemps ; la nature peut très bien se passer de nous. Et elle ne nous éliminera pas ; c’est nous qui pourrions nous éliminer. Et si nous nous éliminons, la nature ne fera pas particulièrement un deuil, mais elle continuera à développer d’autres espèces, en espérant que ces espèces seront plus en mesure de se préserver et de ne pas se détruire.”  Hubert Reeves

Alors, si Dieu existe, il nous surprendra toujours !

C’est à se demander s’il n’a pas fumé la moquette le jour où il a créé l’Homme.

L’homme manquait t’il réellement à cette planète uniquement peuplée de plantes et d’animaux pour avoir créé cette espèce belliqueuse, arrogante et abjecte ?

Regardons bien les choses en face, l’homme ne sert strictement à rien, il n’apporte strictement rien à l’écosystème de la planète Terre.

  • Que peut-on attendre d’une espèce qui tue et fait souffrir pour le plaisir ?
  • Que peut-on attendre d’une espèce capable de consacrer sa vie au profit, sans s’interroger sur les conséquences de ses actes.

Alors oui, il y a de beaux esprits et de belles personnes, mais en si petit nombre…
Ce micro groupe d’humains altruistes  se donnent de la peine à reconstruire ce qu’une majorité s’obstine à détruire pour son seul profit.
J’ai réellement du mal à concevoir que l’humain a été l’espèce choisie pour rentrer dans un processus ascensionnel pour l’humanité.

Autant dire qu’ils ne sont pas près d’arriver à construire vu qu’ils sont en nombre moindre.

” L’homme, dans son incommensurable narcissisme ne peut s’empêcher d’analyser l’infime partie du monde qu’il perçoit en utilisant le biais cognitif de l’anthropomorphisme. 
L’homme attribue trop facilement une intention humaine à la manifestation et à tout ce qui l’entoure, ce qui fausse son jugement et son interprétation de l’existence.
La plus grande erreur est d’affirmer que dieu, la source, le divin a des caractéristiques humaines, une conscience de soi ou des pensées similaires aux nôtres.
Personne ne peut donc interpréter les finalités de l’existence.
Tout doit être vu depuis un espace où seule la conscience observe sans le parasitage du mental.
A l’instant où je démasque celui à qui je donne mon pouvoir de perception, je me réveille au cœur de la vacuité où le mental n’a plus de place et là seulement, je sais qu’il n’y a rien à savoir, mais juste à être.”