Les pollutions religieuses

« L’homme est un animal crédule qui a besoin de croire. En l’absence de raisons valables de croire, il se satisfait de mauvaises. » Bertrand Russell

Il est en chacun de nous, disent les mystiques, les grands sages, un lieu de paix et d’amour inconditionnel . Pour que la grâce « miraculeuse » puisse agir, encore faut-il accepter qu’il soit là.

Dieu ne se mentalise pas, il s’expérimente, il se vit au plus profond de nous et se manifeste dans notre quotidien.

Il est au delà du mental, de l’ego, des attentes et du sentiment de séparation qui ne sont que les limites de l’humain. Trouver cette espace, c’est s’ouvrir à l’univers. S’abandonner dans le miracle de la vie, dans cet espace qui n’a jamais cessé d’être en nous, c’est notre état naturel, notre union au grand tout. Dieu est une expérience personnelle qui se vit au plus profond de nos cellules. C’est un processus implacable de dépouillement de la personnalité, d’individuation, de lâcher-prise avec le savoir, un saut total dans l’inconnu.

Nous n’avons pas besoin d’une bible, d’un coran, d’un talmud, d’une thora  ou je ne sais quoi, pour nous dire ce qui est bien ou mal.

Nous avons tous une conscience et nous faire respecter des textes sur lesquels notre conduite doit se référer, est à mon sens une sorte d’ infantilisation, d’aliénation. 

C’est à nous de nous construire en conscience et définir de qu’est le bien.

Dans un premier temps, vous devez déjà définir votre monde et le monde qui accueil l’homme s’appelle la terre.

Depuis des milliers d’années, l’homme vit sous l’autoritarisme de textes ou entités religieuse, cela l’a conduit à des guerres de religion incalculables, cela n’a absolument pas éradiqué la misère ni la souffrance de la planète. Pire encore, nous arrivons à un point critique où l’existence humaine risque sa propre disparition suite aux dégâts écologiques qu’il a engendré.

L’être humain doté d’une conscience et d’un cœur est parfaitement capable de définir ce qu’est le bien du mal, de définir la bonté, l’amour, la paix, l’égalité, la justice et toutes ces nobles valeurs sans se référer à un livre écrit il y a quelques siècle pour conformer une population à devenir comment le souhaitaient les grands hommes de cette époque.

Croire n’est pas là le problème, l’humain possède cette capacité de raisonnement qu’il est normal qu’il se pose des questions existentielles telle que : « pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ? » ou encore « qui a créé l’homme ?».

Face à ces questions, l’homme a créé un Dieu extérieur, mais l’homme reste néanmoins confronté au paradoxe de la cause première.

Pourquoi dans ce cas, dans cette logique de compréhension, ne demanderiez-vous pas automatiquement: «D’où vient Dieu?» 

Dire «Dieu n’a pas de cause» ou «Dieu s’est créé Lui-même» nous laisse exactement dans la même position que «Le temps a commencé avec le Big Bang».

Jonathan Wallace a suggéré que «Dieu» fonctionne comme un signe d’arrêt sémantique – que ce n’est pas une affirmation propositionnelle, autant qu’un signal de trafic cognitif: ne pensez pas au-delà de ce point.

Ainsi, et selon moi, « dieu » prend naissance dans l’orgueil de l’homme qui n’accepte pas les limites de son mental et préfère s’accrocher à des croyances qui ne sont pas universelles, plutôt que de « lâcher-prise » avec les questions existentielle.

Parmi l’ensemble des questions existentielles auxquelles nous pouvons être confronté, nous retrouvons les notions de : « Causalité, déterminisme, probabilité et libre arbitre ».

Face à ces questions, le religions semblent agir de nouveau comme un signe d’arrêt sémantique: Ne pensez pas au-delà de ce point !

  • Les Chrétiens disent “Que ta volonté soit faite”.
  • Les Musulmans disent “Inch Allah”.
  • Le Bouddha dit “Des événements surviennent, des actions sont opérées mais il n’y a dans tout cela aucun acteur individuel”.
  • Les Hindous disent “Tu es l’auteur des actions, Tu es l’expérimentateur, Tu es Celui qui parle, Tu es Celui qui écoute”.

Une croyance  dure tant qu’elle résiste à l’expérience,  elle se modifie et change le jour où elle est vaincue par les faits de l’expérience. Il en résulte donc que les croyances ne sont que des idées provisoires que nous nous faisons des choses dans un état donné de nos connaissances.. 

« La croyance forte ne prouve que sa force, non la vérité de ce qu’on croit … »Friedrich Nietzsche