Pourquoi avoir choisi ce type d’accompagnement ?

“J’aime les personnes qui ont souffert.
Je les admire, je les cherche.
En elles il y a une force indomptable, une force que je peux percevoir.
Chaque fois que je rencontre une personne avec cette force, je confirme à quel point nous sommes exactement le contraire de ce que nous pouvons paraître..
Seul celui qui peut encore ressentir la douleur peut connaître pleinement son contraire.
Seule la souffrance peut être appréciée du bonheur.
Le courage ne se réalise qu’avec la peur .…”

Ayant exercé de nombreux emplois dans le domaine du social, j’ai constaté que les gens qui portent ce mal de vivre me touchent particulièrement. Ce sont habituellement des personnes qui réfléchissent beaucoup. Et qui s’intéressent à des thèmes transcendants comme la mort ou le manque de liberté.

Ce sont généralement des personnes d’une grande sensibilité et cela raisonne fortement en moi, je ressens leur souffrance, je sais ce qu’ils vivent, j’ai mal pour eux, avec eux.

Le regard qu’ils posent sur la vie est d’une extrême lucidité. Leur esprit me semble plus sain que ceux qui 

N’ayant pas été épargné par la vie, par les drames, les deuils, les souffrances, les problèmes de santé, je me suis moi aussi posé les questions qu’ils se posent.

J’ai moi aussi tenté de comprendre, d’avoir des réponses, d’amélioré l’existence.

J’ai eu la chance dans mon travail de pouvoir côtoyer des professionnels de la relation d’aide, de me former à différentes approches thérapeutiques, j’ai aussi eu la chance de pouvoir m’accordé quelques années sabbatiques pour faire un réel travail d’introspection, de recherche dans les domaines thérapeutiques, philosophiques, spirituels, chamaniques.

J’ai lu énormément, j’ai écouté des satsangs, j’ai médité, j’ai testé des pratiques ancestrales, j’ai échangé avec énormément de personnes en mesure de m’apporter quelque chose.…

·         Sur quoi repose alors votre accompagnement ?

Mon travail repose essentiellement sur 5 axes principaux :

  • La connaissance de soi (comment je perçois le monde et crée ma propre réalité, d’où viennent mes souffrances, quels sont les rapports que j’entretien avec mon mental etc…).
  • Certaines approches philosophico-spirituelle apportent des explications sur la structure de notre conscience (psychisme), Ainsi que sur les mécanismes inhérents à notre conscience, et à l’origine de la souffrance psychique. 
  • La flexibilité psychologique (Comment je me comporte face à la réalité de l’existence, suis-je dans l’accueil ou dans la lutte, suis-je proactif ou réactif, suis-je capable de donner du sens à mon vécu etc…)
  • L’homéostasie est la source du bien être autant physique que psychologique. Elle correspond à la capacité d’un système à maintenir l’équilibre de son milieu intérieur, quelles que soient les contraintes externes. La notion d’équilibre a une place importante dans mon approche.
  • La spiritualité est aussi abordée tout en gardant à l’esprit qu’une part du mystère restera inaccessible à la raison humaine. La spiritualité est une quête personnelle qui n’a de sens que si elle s’incarne dans le quotidien. Si pour une majorité de personne elle peut-être vu comme une fuite, elle est aussi source de sens, source de compréhension du monde duel dans lequel nous vivons, source de transcendance des souffrances incontournables de l’existence, source de silence, d’intériorité et donc de paix intérieur.
  • La spiritualité est personnelle, la religion est collective. La spiritualité doit nous conduire à sortir de notre vision manichéenne de l’existence et à accueillir toutes les nuances, toutes les polarités de la vie. 
  • Le discernement  ou acquérir la capacité à juger par soi-même, c’est le seul moyen de découvrir ce qui est vrai : 
    – Quelles sont les circonstances sur lesquelles je peux agir et celles qui ne dépendent pas de moi ?
    – Que serait la vie si elle ne se déroulait pas dans cette dualité (Plaisir/Souffrance) – (Naissance/Mort) – (Attraction/Répulsion) ?
    – Quelles sont les croyances qui m’appartiennent réellement, suis-je dans mon espace de liberté ou dans le conformisme ?
    – En me focalisant continuellement sur une souffrance, est-ce que cela aide réellement à ce qu’elle prenne moins de place dans ma vie ?
    – À Qui / à Quoi je consacre mon temps et mon Énergie ?

Les questions ne manquent pas, mais il est important de voir les choses telles qu’elles sont et non pas telles que j’aimerais qu’elles soient ou telles que l’on m’a fait croire qu’elles étaient.

Nous ne pouvons vivre la conscience libérée
tant que nous adhérons à une partie de nous-mêmes qui n’est pas libre.

Demeurons toujours libres dans notre cheminement, dans nos pensées, dans nos croyances, enfin, libres dans nos pratiques et nos choix.