Qu’est-ce que le mal de vivre ?

Le mal de vivre serait inhérent à la condition humaine car il prendrait racine dans la dimension tragique de l’existence.

Appelé “Bile Noire” à l’antiquité, “Acédie” à l’émergence du christianisme, “Mélancolie” à la renaissance, “Mal du Siècle” chez les romantiques, “Spleen” chez les poètes, “Nausée” chez Sartre ou encore “Blues”,  “Ennui”, “Dépression”,  “Angoisse”, “Souffrance Psychologique”, “Souffrance Psychique”, “Souffrance Existentielle”,  “Détresse Morale” les mots ne manquent pas pour le définir.

Le mal de vivre est avant tout un vécu individuel, des sentiments, des sensations, des émotions voir parfois une somatisation. La personne qui en souffre ressent diverses formes de symptômes. Ceux-ci se vivent avec plus ou moins d’intensité. 

Cependant, dans nos sociétés, nous confondons souvent le mal de vivre avec une maladie, tout simplement parce nous n’avons pas les bons repères.
Force est de constater que nous avons, en Occident, des difficultés à trouver une réponse d’arrêt durable, adaptée à cette souffrance psychique.

Souvenez vous, Jiddu Krishnamurti disait: ” Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade.”
Sauf erreur, il a écrit cela dans son livre « Vivre dans un monde en crise » au alentour de 1930, soit il y a plus de 90 ans. Les maladies sociétales n’ont fait que de s’aggraver en presque qu’un siècle !

Déjà en 1945, Viktor Frankl, professeur Autrichien en neurospychiatrie estimait que l’une des principales causes de névrose était la perte de sens.
Il nommait cette névrose « névrose noogène ». 

Il défendait la thèse selon laquelle l’inconscient est principalement d’essence spirituelle, car « lorsqu’on trouve un sens aux événements de sa vie, la souffrance diminue et la santé mentale s’améliore ».
Au-delà de l’instinct de plaisir, la nature profonde de l’Homme le conduit vers la réalisation morale. 

Nous voyons bien que seule, une approche holistique et une profonde compréhension de cette douleur peut-être en mesure de soulager cette souffrance.

Une thérapie n’étant pas en mesure de traiter de questions philosophiques ou spirituelles et un coaching classique est généralement centré sur l’atteinte d’objectifs concrets. 

Quand nous ne savons plus si le sens de notre vie correspond à nos aspirations, un conflit interne prend naissance et le mal de vivre peut prendre la forme de souffrance existentielle.

Des questions sur le sens de la vie, sur souffrance, sur la mort, sur l’existence d’un dieu, sur les conséquences de notre passage sur terre peuvent envahir votre esprit du matin au soir.

Nous doutons de tout, nous remettons tout en question, nous souffrons et avons mal.

Nombreuses sont les personnes qui se posent des questions sans réellement trouver de réponse satisfaisante et qui en souffrent profondement
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi vivons-nous ? Dans quel but ?

Dans -Le Mythe De Sisyphe: Essai Sur L’absurde – Albert Camus disait :

“Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.”