Réappropriation

La connaissance de soi est la clé pour se réapproprier notre esprit !

  • Mais qu’est-ce dans le fond, la connaissance de soi ?

Si de nombreuses personnes nous disent que la connaissance de soi est un moyen de reconnaître ses forces et ses faiblesses, d’identifier et d’analyser les émotions qui nous détruisent ou nous font grandir ou encore un moyen d’être véritablement en adéquation avec sa propre psychologie, ses besoins, ses désirs… tout cela n’est pour moi qu’un miroir aux alouettes !

« Connais-toi toi-même » disait Socrate.

Une simple phrase, dont le sens a évolué, mais qui résonne aujourd’hui comme un des fondements du développement personnel.

La connaissance de soi, le développement personnel sont des formules magiques à la mode qui cristallisent nos attentes…

Elles ont été dénaturées de leur sens originelle au même titre que la pensée positive et comme le dit si bien Matthieu Ricard: « Il suffit de souhaiter fortement quelque chose de « positif » pour que cela se produise. Une telle démarche s’apparente d’avantage au mécanisme de la « pensée magique ». En effet, l’Univers n’est pas à la disposition de notre psychisme et ne constitue pas un catalogue sur lequel nous pourrions commander tout ce qui est censé satisfaire nos désirs et nos caprices. »

De nos jour, le développement personnel, c’est se penser soi-même sans penser le monde qui nous entoure, c’est donc rester prisonnier des illusions qu’on se fait sur soi-même mais aussi des attentes de l’ego.

Aujourd’hui, la connaissance de soi, n’est qu’une une variante sophistiquée du narcissisme, ce qui n’apporte aucune réponse aux questions et souffrances existentielle et qui ne fait que creuser le fossé entre nous et notre environnement.

La relation entre l’individu et l’environnement doit avoir un caractère dynamique et réciproque et ce « Connais-toi toi-même » socratique assigne à l’homme le devoir de prendre conscience de sa propre nature, de ses fonctionnements qui le conduisent à vivre dans l’illusion, dans sa réalité qui n’est pas la réalité du monde, la réalité du vivant, de l’existence.