Une conscience non-locale ?

La conscience est-elle produite par le cerveau ou existe-t-elle en soi ?
La question fait débat depuis des millénaires et relève d’un dialogue insoluble entre matérialistes et spiritualistes.
Pour paraphraser Albert Einstein, on pourrait dire que l’on ne peut résoudre le problème avec le mode de pensée du cerveau qui l’a engendré… Néanmoins, des découvertes alimentent ce débat de façon inédite.

Déjà, en 1998, le neurologue Matthew Botvinick mène une étonnante expérience : on camoufle le bras d’un sujet sous une nappe et, à côté de sa main gauche posée sur la table, on place une fausse main droite en plastique que quelqu’un caresse, tandis que sous la table on caresse aussi la main cachée.
Au bout d’un moment, le sujet a la sensation que la main en plastique est à lui, au point de vraiment ressentir quelque chose quand on ne caresse qu’elle !
Mieux : fin 2011, l’Australien Lorimer Moseley, de l’université d’Adélaïde, révèle que ce ressenti illusoire faisait chuter l’immunité du bras caché, autrement dit que ce dernier n’est plus considéré par le cerveau comme une partie du corps !
Notre aptitude à différencier le moi du non-moi, base de la conscience [telle que définie actuellement par la science], peut donc être influencée par un trompe-l’oeil, le cerveau ne faisant pas la différence entre la réalité, le rêve ou l’imaginé.
Mais alors, si une subjectivité pure peut tromper le cerveau, n’est-ce pas que la conscience est indépendante de celui-ci ?
Par ailleurs, si l’on analyse les dizaines d’études sur les E.M.I. [Expérience de Mort Imminente – N.D.E. en anglais], notamment celles supervisées par le Dr Pim Van Lommel pendant plus de 8 ans sur des centaines de patient atteints d’arrêt cardiaque, force est de constater que les théories avancées pour expliquer la délocalisation de la conscience au moment des E.M.I. – le manque d’oxygène, la peur de la mort, les drogues, les hallucinations ou même l’affabulation – sont totalement fausses.

Il existe désormais un faisceau de faits, scientifiquement établis, qui convergent tous dans le sens d’une indépendance de la conscience. Celle-ci serait juste captée par le cerveau-récepteur durant la vie terrestre.
Comme l’explique Bruce H. Lipton, Docteur en biologie cellulaire : « à la surface de quasiment toutes nos cellules se trouvent de petites protéines, comme des antennes-télé miniatures.
Et chaque être humain possède un jeu différent d’antennes.
Mais ces antennes ne contiennent pas le programme de l’émission.
Non, les antennes reçoivent le programme et l’envoient au téléviseur.
Notre identité ne vient donc pas de l’intérieur de la cellule, mais d’une transmission extérieure à la cellule.
Si un jour la télévision ne fonctionne plus, nous pouvons dire qu’elle est morte, mais le programme est-il arrêté pour autant ?
Nos cellules reçoivent l’émission moi et si notre corps meurt, qu’arrive-t-il à l’émission ?
Elle est toujours là, attendant qu’un autre poste avec les mêmes cellules-antennes puisse la capter et continuer sa diffusion ».
On entrevoit toute la portée métaphysique de la théorie défendue par le Dr Lipton…
Poussons un cran plus loin : certains des physiciens quantiques les plus audacieux vont même jusqu’à expliquer que, non seulement, la conscience n’est pas produite par le cerveau, mais, à l’inverse, le cerveau et la totalité du monde apparemment matériel ne seraient qu’une pure production de la Conscience, avec un grand C !
Les implications radicales de ces nouvelles visions sont tout bonnement révolutionnaires. Peut-être parce qu’elle sont émises par des scientifiques et que notre cerveau gauche a besoin d’être rassuré ?
Toutes les philosophies, traditions spirituelles et religions du monde convergent pourtant dans cette direction depuis toujours et font écho à ce que de plus en plus d’individus ressentent dans leur coeur, notre cerveau de l’amour.
Mais cela, c’est une autre histoire…

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