Il suffit d’une chaîne pour rêver de liberté……
Il suffit d’un mur pour vouloir s’évader…….

Il suffit d’une douleur pour se rappeler le bien-être perdu……
Mais il suffit d’une main tendue pour espérer à nouveau entrevoir la lumière !

 

Je vous propose une dynamique d’accompagnement innovante et globale qui synthétise la pratique du coaching, les apports de la thérapie et de la relation d’aide (Programmation Neuro-Linguistique, Analyse Transactionnelle, Ennéagramme, thérapie ACT, Approche Centrée sur la Personne, Logothérapie etc…) ainsi que de mes recherches sur les questions existentielles. 

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La relation d’aide est d’abord une présence à l’autre, c’est “être là” dans un espace donné.
Ce concept peut se définir comme la capacité physique d’être là et la capacité psychologique d’être avec la personne.
Il symbolise à la fois la force qui suscite la confiance et qui rassure, et la douceur
que suppose une approche humaine et bienveillante.
Sa signification lui vient des richesses intérieures de l’aidant(e) qui l’assure, sans même
parler, et qui laisse émaner par sa qualité d’être, calme, espoir et sécurité.

Votre personne-ressource est là pour vous soutenir, pour vous guider et vous conseiller tout au long d’une période de vie difficile, d’un deuil, d’un questionnement existentiel…
La personne-ressource devient votre référent est votre interlocuteur privilégié dans tous les domaines de la vie quotidienne.
Mon rôle sera de vous offrir mon expertise, mes compétences mais aussi un espace d’écoute, m’adaptant ainsi autant aux personnes qu’aux situations vécues.

Fragilisées par des changements dans votre vie ou déstabilisées par un évènement plus ou moins grave (Chômage, divorce, burn-out, accident, maladie, décès, etc.) ou simplement enlisé dans une crise existentielle, certaines personnes peuvent ressentir le besoin de s’exprimer, d’être écoutées ou accompagnées dans la recherche de solutions face aux difficultés qu’elles rencontrent ou simplement d’avoir un autre regard face à leurs questionnements.

Il est important de comprendre que derrière un grand nombre de souffrances se cachent bien souvent un vide existentiel ou des questions profondes sur le sens de la vie.

Il n’est parfois pas facile de devoir toujours s’adapter dans une société en pleine mutation tout comme parfois on peut ressentir une insatisfaction profonde, une démotivation, de la confusion…

Dans ce monde où l’apparence prédomine, sachez que votre vulnérabilité, votre tendresse, votre imperfection n’est pas honteuse – elle peut en fait vous guérir.  Toutes les approches thérapeutiques, les enseignements spirituels ne sont rien s’ils ne sont pas une étreinte sacrée et une célébration sauvage de notre profonde humanité.

En mettant à votre disposition la possibilité d’un soutien, d’un accompagnement, une écoute active de nature confidentielle et anonyme adaptée à votre demande et à votre budget, vous vous permettez de restaurer votre capacité d’action et d’activer ainsi toutes les ressources dont vous disposez afin de  toucher du doigt vos inspirations, à trouver et définir des projets de vie personnelle et à les mettre en œuvre.

À travers mon accompagnement, j’ouvre un espace entre nous, dans lequel vous pouvez exposer vos problématiques, vos doutes, vos questionnements et vos souffrances. 
Le vécu naît dans l’instant et chaque rencontre est unique et irremplaçable.
Je vous invite aussi à détourner votre attention du mental pour la diriger au centre de votre “Soi”, vers cet espace vide, infini et silencieux que nous procédons tous ou sur ce qui fait “sens” en vous.

Je ne suis pas non plus un thaumaturge, dans tous les coachings, seul un paradoxe insoluble survient lorsque l’accompagnement de la personne ressource n’est pas suffisamment équilibrée par la pratique du client. Tout accompagnement demande donc une implication totale.

Libre de tout dogme, je ne suis liée à aucune école de pensée, à aucun courant philosophique ou spirituel et les honore tous.
Chacun révèle des aspects différents d’une expérience humaine, de la réalité aussi complexe soit-elle.
Je pense qu’une expérience riche et profonde peut être partagée de nombreuses façons. Une même réalité peut-être exprimée de multiple manières.
La vérité ne connaît aucun dogme. Elle est vivante, profondément chaleureuse et humaine, elle répond au moment vivant… et elle est pleine d’impermanence.

 

 

La liberté d’être au delà de tous nos conditionnements.

Tout ce que vous représentez, croyez, expérimentez et aspirez est le résultat de la pensée. Et la pensée est destructrice parce qu’elle n’est rien de plus qu’un mécanisme de protection, programmé pour protéger ses propres intérêts à tout prix.

Le mental est le créateur de nos peurs.
Lorsque vos peurs prennent le dessus sur vous et que vous vous laissez envahir, vous n’êtes plus le maître de votre vie.
Il n’y a pas nos peurs et nous, il n’y a que nous, rien que nous et notre mental qui crée toutes ces peurs et veut ensuite s’en débarrasser comme si elles étaient des phénomènes venus de l’extérieur.
Nous sommes la peur et la peur est nous, indivisibles.
Nous devenons ainsi avec le temps un univers à nous seuls remplis de peurs, d’angoisses, de frayeurs, de craintes, et tout cela disparait quand nous quittons ce monde.
La prise de conscience lucide de tout ce mécanisme est la fin de toutes ces peurs psychologiques qui nous hantent.
Défusionner de  vos peurs vous aidera à reprendre la maîtrise de votre vie, à ne plus vous laisser influencer par toutes ces croyances mentales qui vous font peur au point de ne plus être libre d’être vous-même.

“Observez la nature.
Avez-vous déjà vu un arbre désespéré, un oiseau anxieux, un animal sauvage névrosé ?
Non, la nature ignore la tristesse.
Seul l’homme s’est égaré parce qu’il s’est cru très malin, très savant.
Votre intellect est une maladie.
Ne soyez pas trop savant, trop futé.
Sachez vous arrêter, ne pressez pas le citron jusqu’à la dernière goutte…”
OSHO

Le mental chez l’être humain devrait être utilisée pour le faire se sentir bien, et non pour le faire se sentir mal en se créant toutes sortes de peurs, d’angoisses, de scenarios non fondées.
Comment en arrive-t-on à développer ces peurs?
L’imagination fait partie du mental et est directement influencée par nos croyances mentales.

Les croyances mentales sont formées pour la plupart pendant notre enfance suite à des expériences douloureuses.
Ces expériences peuvent avoir été vécues, observées ou apprises. Dans tous les cas, nous avons associé ces expériences à la douleur et avons développé la peur qu’elles se produisent à nouveau.

Nous vivons dans une culture entièrement hypnotisée par l’illusion du mental et sans nous rendre compte du piège que nous tend notre esprit.
Cela peut aller jusqu’à nous gâcher l’existence, nous pourrir la vie…

Nous sommes littéralement enfermé dans un cadre de référence individuel, dans une sphère mentale composée d’un ensemble de croyances, de concepts, de mémoires et nous percevons le monde à travers le prisme de notre culture, de notre religion, de notre éducation, de notre époque et aussi le spectre de notre personnalité, ce personnage que nous nous sommes construit au fil des années en réactions aux stimulations de notre environnement.
Nous voyons aussi le monde à travers des filtres et des biais cognitif.

Nous sommes donc déconnectés de la réalité. Nous confondons le monde tel qu’il est ordinairement décrit et mesuré, avec le monde tel qu’il est réellement. Nous sommes malades d’une fascination pour des idées, des conceptions, des théories, des symboles, des dogmes, des classifications …

Ce dont il est principalement question ici, c’est de défusion cognitive, c’est de sortir des illusions pour mieux affronter la réalité et danser avec la vie.
C’est de prendre de la distance avec nos pensées, de ne pas se faire étrangler par le mental. Quand je parle du mental, de la pensée je parle du mental complexe, ratiocinant et non du mental fonctionnelle, pragmatique, car oui, le mental peut être scinder en deux.

Quand le mental complexe, dans une démarche d’étude rétroactive découvre par lui même qu’il n’est qu’un processus automatique issu de nos conditionnements, de nos croyances, de nos états internes, alors il perd tous ses pouvoirs de nuisance et ne peut donc plus impacter négativement notre vie. Il doit se déconstruire par lui même.

Ainsi, nous modifions progressivement notre rapport au monde, nous regardons les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous croyons qu’elles sont. Tout ce qui “est”, est notre seule réalité et ce que nous interprétons n’est qu’une construction mentale artificielle. 

Quand nous réalisons ce travail, un processus de défusion cognitive s’installe et la paix devient le courant sous-jacent de notre existence.

Nous comprenons que le bonheur se trouve uniquement dans la relation que nous entretenons avec l’existence, avec la vie et les lois universelles de l’univers. 

” Il n’est pas nécessaire d’être derrière les barreaux pour être prisonnier.
On peut être prisonnier de ses propres concepts et idées.
On peut être esclave de soi-même. “
Nisargadatta Maharaj

Au niveau personnel, les souffrances les plaisirs et les tourments qui surviennent font incontestablement partie de la vie.
Quand vous êtes capable de les accepter comme tels, de les accueillir sans être en proie au jugement, à la peur, à l’angoisse, à l’orgueil, à la culpabilité et à la haine… vous les voyez tels qu’ils sont, c’est-à-dire quelque chose de transitoire, d’impermanent, qui apparaît et disparaît.

Comme cela a souvent été décrit, ils sont comme les vagues sur l’océan, un coup de vent arrive, une vague se forme et s’il y a une tempête, les vagues deviennent alors plus hautes.
Que ce coup de vent se produise, ou que cette tempête se déclenche, ne dépend pas de vous.
Toutes les vagues, si douces ou déferlantes soient-elles, sont un produit de l’océan. Il ne pourra jamais en être autrement.

« Tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l’éviter.
Tout ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quels que soient vos efforts pour l’obtenir. »
Râmana Mahârshi

  • Le fait de ne pas avoir de pouvoir sur les événements de votre vie vous effraye t-il ?
  • L’action personnelle constitue la base du bien est du mal, du péché et de la vertu, de la récompense et de la punition, n’est ce pas ?

Tu accomplis une action et elle est jugée bonne ou mauvaise.
Si mes actes sont jugés mauvais, j’ai alors commis une faute et s’ils sont jugés bons, j’acquière un mérite.
L’idée de base étant, je suis celui qui agit et de ce fait, je suis responsable de mes actions.

Cette vision repose sur une vision duelle de l’existence mais aussi sur la notion du libre arbitre qui me semble être en totale opposition avec la construction de sa personnalité.
Donc, si ce que l’homme appelle son action n’est purement que la réaction du cerveau à une entrée de données sur laquelle il n’a aucun contrôle et qui est fonction d’une programmation sur laquelle il n’a pas de pouvoir non plus, alors comment peut-il vraiment dire que son action est la sienne.

Ce poids accablant que l’être humain traîne avec lui, qu’il porte sur ses épaules depuis son plus jeune âge est responsable de nos souffrances psychiques et de la construction du personnage, ce qui nous rend malheureux car notre vie n’est pas un concept binaire qui se classe dans un pôle « bien ou mal », comme si nous devions impérativement classer dans une extrémité « bonne ou mauvaise » chaque élément que nous vivons. 

Tout notre malheur repose sur un idéalisme de l’esprit, sur une construction mentale erronée car la réalité de la vie est bien différente de ce que nous aimerions qu’elle soit. la vie n’est pas toujours conforme à nos croyances et à nos désirs.
Les poisons de l’existence sont les « passions tristes », pour reprendre une expression spinozienne “la peur, la culpabilité, les reproches, l’orgueil, les inquiétudes, les attentes, la haine, la jalousie etc…”

Le sentiment de contrôle, de maitrise de notre existence induit des réflexes malheureux du cerveau qui génèrent du mal-être et des blocages. De nombreuses thérapies laissent perdurer cette illusion de contrôle oubliant aussi bien souvent l’effet rétroactif qu’il existe entre l’esprit, l’émotionnel et le corps.
Ces blocages laissent des traces dans le corps qui devient réceptacle d’un excès de tensions.
Il faut réhabiliter le corps comme matrice primordiale du mieux-être.

Aller mieux passe donc par l’expérience d’un changement, et l’expérience d’un changement suppose une action car pour sortir du mal-être, il est parfaitement inutile d’en comprendre les origines.
Que l’action s’effectue sous la forme d’un exercice, d’un apprentissage comme le zen, d’une séance d’hypnose, ou d’une autre façon n’a pas d’importance.

Le changement à lieu, lorsqu’à un moment plus ou moins long, la personne s’est laissée portée par du lâcher prise, c’est-à-dire que la personne a pris le risque d’arrêter de contrôler et de se laisser porter par le flux de la vie et pour accorder l’individu et son environnement.
Arrêter de contrôler, c’est accepter ce qui est, que cela soit en alignement avec nos préférences ou opposé à nos préférences.
Ainsi, la condition de base de tous changements vers du mieux être est un moment de lâcher prise, hors laisser venir le lâché prise est très difficile, tout simplement parce qu’il n’y a rien à y faire. En effet, il s’agit uniquement de se laisser faire.

C’est difficile, car nous sommes programmés pour comprendre, pour expliquer, pour contrôler et non pour laisser faire.

Dans le meilleur des cas, la compréhension rassure et permet de s’autoriser l’action qui déclenchera, peut-être, un changement. Mais, en soi, elle n’apporte pas de solution.

Pour aller mieux, le plus important est de (se) laisser faire, de laisser l’énergie de vie nous parcourir. 

   

Et si vous regardiez les choses sous un angle différent ?

“Une croyance n’est pas une idée que l’esprit possèdec’est une idée qui possède l’esprit Robert Oxton Bolt

On ne croit pas ce que l’on voit, on croit ce que l’on interprète de ce que l’on voit, en fonction des opinions et des stéréotypes que l’on partage.

Penser et croire se confondent sans cesse. À moins de vouloir tromper, ce que l’on pense suppose déjà croyance.

C’est l’autre qui proteste : « Tu ne peux pas penser ça ! » ou « tu ne peux pas croire ce que tu dis ! »

On pense en effet à l’intérieur d’un système de représentations que l’on remet rarement en question à moins d’une démarche spécialement et volontairement critique.

Non seulement « je pense donc je suis », mais « je pense donc je crois ».

Il se dit aussi bien « je pense que », que « je crois que », ce sont deux affirmations de soi équivalentes.

La croyance est donc le fait de tenir une chose pour vraie ou vraisemblable, d’accorder du crédit à une idée, de donner créance ou d’ajouter foi à un récit », selon le Dictionnaire international de psychanalyse.

Freud se définissait comme incroyant et ne cachait pas son athéisme.

Cette position, extérieure à toute vérité non démontrée, lui fait apparaître la croyance comme « une anomalie exigeant une explication ». 

On peut donc la considérer comme le degré minimal du savoir, parent pauvre de la connaissance scientifique par sa subjectivité, sa proximité avec l’opinion du plus grand nombre.

Elle est, dans un premier temps, une affirmation au caractère incertain car non étayée scientifiquement, proche d’une supposition au caractère subjectif.

La croyance ne serait qu’une approximation de vérité par sa dimension individuelle, opposée au caractère universel de la raison. Toute croyance impose notre confrontation avec l’épreuve de réalité. 

Epictète disait : « Ce ne sont pas les événements qui perturbent l’homme mais sa façon de les interpréter. »

La croyance flirte parfois avec la pathologie.

En faisant fi de la réalité, elle peut frôler une vision délirante du monde, expérience qui traverse tous les degrés, de la crédulité à l’adhésion, jusqu’à la superstition ou même la conviction délirante.

Tout délire est fondé sur une croyance qui lance un défi au réel. On peut croire à l’Immaculée Conception, au diable ou encore à l’existence des petits hommes verts et certains n’ont guère besoin de preuves pour étayer leur croyance.

Cette dernière donne un contenu figuré à des angoisses indéfinissables pouvant aller jusqu’à la certitude paranoïaque.

   

Autant apprendre à pêcher au bord d’une baignoire

L’animal, doté du langage et de consciences qu’est l’être humain, peine à vivre dans ce monde sans se poser la question du pourquoi de son existence.
Depuis de millénaires, nos ancêtres se posent cette question existentielle sans réellement l’avoir résolue.

L’humain semble avoir un besoin indéniable de “sens” pour avancer dans la vie.
Cette perte de sens a été appelée “névrose noogène” par le célèbre neuropsychiatre Viktor Frankl qui avait comprit que la perte de “sens” était source d’une réelle souffrance.

Sans rentrer dans une généralisation, il me semble que lorsque je regarde mes concitoyens, je vois un peuple de névrosé enfermé dans la répétition de ses erreurs, ancré dans des
patterns stériles, dans la répétition de ses scénarios de vie et schémas mentaux qui reposent sur des croyances erronées de l’existence. 

Pourtant, Franklin Delano ROOSEVELT disait: “Faites quelque chose et, si ça ne réussit pas, essayez autre chose.”, cette phrase étant même devenue un des postulats de la programmation neuro linguistique, outils d’accompagnement en thérapie et en coaching.

L’humain semble s’obstiner à répondre aux nouveautés de sa vie personnelle, aux changements de société, aux bouleversements du monde par les mêmes recettes éculées sans comprendre que la pensée crée des frontières partout. La chose même qui crée les frontières et les différences ne peut pas être le moyen de combler les différents points de vue. C’est un exercice futile.

Il me semble urgent, indispensable de l’inciter non pas seulement à voir les choses différemment, mais à les faire désormais en fonction d’un autre système de croyances et de valeurs.

Nous devons changer de “cadre de référence”.
Oui, comme disait le célèbre astrophysicien à l’allure d’un papy bienveillant, une icône franco-canadienne de la pensée écologiste Hubert Reeves,  : «L’homme est fou. Il adore un Dieu invisible et détruit une nature visible, inconscient que la Nature qu’il détruit est le Dieu qu’il vénère.» 

Et cette nature ne s’intéresse qu’à deux choses : survivre et se reproduire. Tout ce que vous superposez à cela, tout l’apport culturel, est responsable de la perdition de l’homme.

La réponse à la question du non-changement ne peut être qu’une tautologie : le changement de comportement s’opère par le changement de comportement et il est impossible qu’il en soit autrement. Karasu cite cette phrase d’Epictète : “Pour faire de quelque chose une habitude, faites-la ; pour ne pas en faire une habitude, ne la faites pas ; pour vous défaire d’une habitude, faites-en une autre à la place.”

Les choses sont pourtant simples, c’est la vie qui pousse et qui s’impose, à chaque instant. Le corps n’a pas besoin du monde imaginaire du mental pour vivre, la respiration, le battement du coeur, la circulation du sang se font naturellement sans l’intervention illusoire de notre mental, ce mental qui nous a fait croire à une certaine supériorité sur tout ce qui nous entoure et qui nous a coupé du flux de la vie.

Je suis bien trop rationnelle pour chercher midi à quatorze heures. Mais la rationalité n’implique en rien d’admettre qu’il n’y a rien d’autre à attendre de la vie que ce que l’on vous a fait croire autant dans des dogmes spirituels, dans les théories news-âges ainsi que dans l’organisation d’une société dont la seule valeur est le consumérisme. Il apparaît dangereux et faux de prendre comme un absolu ce que les religions affirme aujourd’hui, alors que ses affirmations d’hier se révèlent insuffisantes et sont même parfois contredites. Par le fait même le croyant, le pieux, le religieux est renvoyé à sa conscience, à son bon sens, à son discernement face à cette bande d’exploiteurs, qui prospère grâce à la crédulité du peuple.
Ce n’est que si vous rejetez tous les chemins que vous pouvez découvrir votre propre chemin.

“Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents.
Savez-vous pourquoi ?
C’est parce que vous vous séparez du reste de l’humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n’appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui lui importe c’est la compréhension totale de l’humanité.” Jiddu Krishnamurti

Le spirituel étant même devenu de nos jours un ensemble de concepts et théories commerciales sans aucun fondement livrées au pouvoir des charlatans dans ce monde capitaliste. Un gourou, un maître, un enseignant spirituel est celui qui vous dit de jeter toutes les béquilles dont on nous a fait croire qu’elles sont essentielles à notre survie.

Le seul sacré est la vie et une révolution pacifique s’impose dans les plus brefs délais. Hubert Reeves disait :

“Je pense que l’humanité n’est pas nécessairement la favorite de la nature, que l’humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu’il y a eu 10 millions d’espèces animales jusqu’ici, que neuf millions ont été éliminées… On n’est pas l’espèce élue, comme on l’a cru pendant longtemps ; la nature peut très bien se passer de nous. Et elle ne nous éliminera pas ; c’est nous qui pourrions nous éliminer. Et si nous nous éliminons, la nature ne fera pas particulièrement un deuil, mais elle continuera à développer d’autres espèces, en espérant que ces espèces seront plus en mesure de se préserver et de ne pas se détruire.” 

Nous ne sommes pas créés dans un but plus grand que les fourmis qui sont là ou les mouches qui planent autour de nous ou les moustiques qui sucent notre sang. Vouloir croire le contraire est bien là notre problème.

Regardez la nature, elle s’occupe de créer des individus absolument uniques, alors que la culture, la société, les religions ont inventé un moule unique auquel tous doivent se conformer.
C’est l’entourage qui nous fait, nous défait et nous restaure…
C’est grotesque, ça n’a aucun sens !

Pour être heureux, pour être bien portant, pour être en mouvement dans la direction de la vie qui est nôtre, il ne fait ni chercher son sens ni encore moins vouloir lui donner un sens. Il faut s’y laisser tomber, un point c’est tout. Mais cela est indigne, car l’être humain, ce fleuron de la création doit sans cesse, comme disent nos sages, se souvenir d’où il vient et où il va. Dire qu’il est né et qu’il mourra, c’est peut-être cela qui est indigne et qui est mesquin. La vie dont nous sommes quelque temps le porteur, c’est tout de même autre chose et plus grand, voilà le constat que nous transmet François Roustang, le philosophe français, ancien jésuite et ancien psychanalyste, devenu hypnothérapeute.

Aimer la vie, c’est désensabler le puits de notre existence que les tourmentes du désert ont obstrué, afin que l’eau nécessaire soit de nouveau à même de couler.

Le mot de peur revient souvent lorsque quelque visiteur abandonne son système de perception ordinaire pour se laisser envahir par la vie, pour laisser venir à lui une autre manière d’appréhender son existence, pour laisser s’imposer à lui l’immense complexité de la vie.

Sortir de l’illusion pour mieux affronter la réalité.

« Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était la vie qui nous questionnait – journellement et à toute heure. Nous devions répondre non par des mots et des méditations, mais par de bonnes actions, une bonne conduite. Notre responsabilité dans la vie consiste à trouver les bonnes réponses aux problèmes qu’elle nous pose et à nous acquitter honnêtement des tâches qu’elle nous assigne. »
Viktor Frankel

La réalité est que la vie est à la fois douce et cruelle: elle distribue autant d’émerveillement que d’effroi et ce, en quantités généreuses et parfois de façon inégale.
Il est parfois difficile de ne pas reconnaitre que la douleur, le regret, le manque, l’injustice ou encore le vide qui fait face à nos questionnements existentiels n’accompagnent pas chacun de nos pas.

Nous sommes tous dans le même bateau, la vie ne fait pas de distinction, personne ne peut y échapper y compris tous ces psychologues, psychothérapeutes et autres gourous du développement  personnelle ou spiritualités news-âges qui prétendent avoir réponse à tout.
Aucune tartufferie ou concept à l’emporte pièce ne peuvent changer les fondements sur lesquels repose la vie,  à savoir la naissance la vieillesse et la mort, limpermanence, l’interdépendance et la vacuité …

Pourquoi ?

Parce qu’une des particularités de l’espèce humaine est que chaque individu se construit, un “moi”, une conscience de lui même, une identité et une personnalité et c’est de cette cassure, de cette brisure, de cette rupture  dont nous sommes tous porteurs que découle un grand nombre de nos souffrances et la conscience de notre propre finitude, de notre propre mort.
Quand à nos frustration elles sont dues au contraste entre nos désirs et la réalité, elles prennent racines dans nos fausses croyances, sur notre vision erronée de la vie qui nous fait oublier que l’existence est un perpétuel mouvement, auquel il nous faut constamment nous adapter et comme le  disait Emmanuel Kant :  “Le bonheur n’est pas un idéal de la raison mais de l’imagination”

Oui, le mal de vivre, le doute, la confusion, la tristesse peuvent être partout et nulle part à la foi.
Ce sont des maux qui peuvent nous ronger malgré nous, jusqu’à nous enlever parfois toute force de vie….
Les raisons sont d’autant plus nombreuses que les difficultés de la vie n’épargnent personne.
Famille, couple, santé, argent, travail, santé, catastrophe naturelles, vieillesse, solitude, isolement….
Chacun doit affronter, un jour ou l’autre des crises, de la confusion, des doutes, des peines, des chagrins, des regrets et autres adversités parfois insurmontables.

Lorsque la réalité de l’existence vient nous percuter de plein fouet  et nous laisse chancelant, dans une sorte de brouillard avec un sentiment d’impuissance, de solitude, d’incompréhension, il est parfois bon de savoir qu’il y a quelqu’un qui est là pour nous.

Peu de choses, dans notre environnement social permettent de répondre à ces moments car en plus de l’éclatement des familles, le paradoxe de la modernité est que plus les moyens de communication se développent, plus notre communication s’appauvrie car c’est notre rapport à la communication et notre façon de nous lier les uns aux autres qui semblent être questionnés par nos nouveaux outils.

Dans le moments difficiles, il est bon d’avoir une oreille attentive, un soutien, de la bienveillance….
Une personne qui prend le temps de nous écouter,  sans jugement, sans interprétation, sans distinction sociale. qui reconnaisse notre peine et qui mesure l’étendue de nos souffrances. parfois nous avons juste besoin d’une main tendue, d’une écoute réelle, profonde et attentive, d’une personne sincère sur qui nous pouvons nous appuyer, car rien ne remplace l’implication du coeur.

Verbaliser sa souffrance, ses angoisses, ses douleurs psychiques est une démarche prophylactique, c’est un moment que vous vous accordez pour relâcher la pression, c’est une possibilité de vous restructurer, de découvrir vos ressources intérieures, d’exorciser ses démons.

La vraie sagesse, la vraie supériorité ne se gagne pas en luttant mais en laissant les choses se faire d’elles-mêmes. Les plantes qui résistent au vent se cassent, alors que les plantes souples survivent aux ouragans. Épicure

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